samedi
25 février 2017
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Edito

Avec le mot misé­ri­corde on navi­gue en plein voca­bu­laire chré­tien. Est-ce que pour autant nous le com­pre­nons bien ? On peut d’abord jouer avec le mot en le décou­pant « Misere-cordis » ; du latin qu’on peut com­pren­dre ainsi : « un cœur de pauvre », ou un cœur tourné vers la misère de l’autre. Des mots qui aident, mais ne disent pas grand chose de cette belle dis­po­si­tion qu’est la misé­ri­corde.

Une fois de plus c’est la parole de Dieu qui nous ensei­gne. Luc chap.15 est un chef-d’œuvre de péda­go­gie pour nous faire décou­vrir au delà des mots ce qu’est un cœur misé­ri­cor­dieux. Les trois para­bo­les lèvent le voile sur le cœur de Dieu, que nous décou­vrons magni­fi­que­ment misé­ri­cor­dieux… et qui donne envie d’être imité. Retenons quel­ques points de ce cœur misé­ri­cor­dieux :

Le sens de la dignité : la brebis est consi­dé­rée comme bien davan­tage qu’un simple animal. Le berger la porte comme son propre enfant. La per­sé­vé­rance, car la recher­che de la brebis, comme de la pièce, va jusqu’à son terme. Cela induit un grand désir de fidé­lité (par­ti­cu­liè­re­ment vrai pour la pièce qui est un sym­bole du mariage ou d’une alliance). Une vraie pitié, c’est-à-dire une atten­tion portée à l’autre non par mépris, mais par com­pas­sion, par amour… par bonté. Le mot bonté est pres­que syno­nyme de misé­ri­corde. Jésus n’a-t-il pas dit : « Vas-tu regar­der d’un œil mau­vais parce que moi je suis bon ». (Mt 20,15) Le sens de la jus­tice… même si la misé­ri­corde la dépasse. Le fils reconnaît qu’il ne mérite plus d’être appelé « ton fils » ; mais le père ne le laisse pas ter­mi­ner ! Pour autant ces retrou­vailles, où la misé­ri­corde éclate, n’ont pu avoir lieu que par reconnais­sance de la jus­tice. Ainsi la bonté et la misé­ri­corde ne s’affran­chis­sent pas de la jus­tice.

Le mot misé­ri­corde nous permet donc de réha­bi­li­ter le mot pitié, car la misé­ri­corde est une pitié par bonté, qui donne la joie. Pour être misé­ri­cor­dieux, soyons « saisis de pitié » !

Père Bruno Guespereau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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