dimanche
26 février 2017
  Accueil du site > Editos > Edito
 
Enregistrer au format PDF
Edito

Dans le monde bibli­que, être juste équivaut à ce que nous appe­lons être saint. Devenir juste, c’est deve­nir saint, à ceci près qu’il n’y a pas une « congré­ga­tion romaine » pour faire l’examen minu­tieux de la manière dont les per­son­nes ont vécu les vertus chré­tien­nes de façon héroï­que. Dans le monde bibli­que, c’est plutôt « vox populi, vox Dei » (dans l’Eglise, pour une part, aussi).

L’évangile de ce diman­che rap­pro­che le fait de deve­nir juste (saint) de la prière. Plus pré­ci­sé­ment, Jésus nous pro­pose de véri­fier notre sain­teté par la prière. Point n’est besoin de quan­tité, c’est plutôt la qua­lité que Jésus pré­fère. La qua­lité d’une prière se mesure à l’humi­lité avec laquelle elle est faite. Plus encore, c’est la cohé­rence entre les mots, les gestes et l’atti­tude du cœur, qui est mon­trée en exem­ple dans cette para­bole qui a dû faire rire plus d’un audi­teur de Jésus. A moins qu’avec un peu de cons­cience, les audi­teurs se soient reconnus dans le pha­ri­sien !? … Mais ce qui manque au pha­ri­sien, c’est jus­te­ment cette « cons­cience ». La cons­cience est ce lieu très secret où Dieu parle à tout homme quel­que soit son degré de per­ver­sion. En écoutant tant soit peu leur cons­cience, ils auraient sans doute rejoint le publi­cain dans sa démar­che de pardon. L’aveu, voilà ce qui gran­dit l’homme. Ainsi dit le Christ : « qui s’abaisse sera élevé ». Puissions-nous donc oser regar­der notre cœur (notre cons­cience), pour que Dieu, comme le dit la Vierge Marie, puisse « regar­der l’humi­lité de sa ser­vante ». Les saints, les très nom­breux saints, que nous fête­rons le 1er novem­bre, en cette grande fête du Ciel et de la Terre, ne sont que des pécheurs qui se sont reconnus tels, et qui ont été rendus justes par Dieu. Continuons avec la Vierge : « Désormais tous les âges les diront bien­heu­reux ! »

Père Bruno Guespereau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
Plan du site |  Mentions légales