vendredi
31 mars 2017
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Edito

Traditionnellement le mois de novem­bre est plus par­ti­cu­liè­re­ment dédié à la prière pour les défunts, asso­ciée à une visite sur les tombes de nos pro­ches au cime­tière. Mais pour­quoi célé­brer des messes pour les défunts ? Quel est le sens de cette pra­ti­que dans l’Eglise ?

Au jour de leur sépul­ture, à la date anni­ver­saire de la mort ou en d’autres cir­cons­tan­ces, les fidè­les sou­hai­tent en effet, et c’est légi­time, faire célé­brer des messes à l’inten­tion de leurs parents, amis défunts ou plus géné­ra­le­ment pour les âmes du pur­ga­toire.

Ce désir s’enra­cine dans une convic­tion pré­sente dès le début de l’Eglise. Dans les Confessions, Saint Augustin rap­porte les ulti­mes paro­les de sa mère Sainte Monique, alors qu’il se trouve à Ostie avec son frère s’apprê­tant à rega­gner leur Afrique natale : « Enterrez mon corps n’importe où ! Ne vous trou­blez pas pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous sou­ve­nir de moi à l’autel du Seigneur où que vous soyez. » Toute vie humaine est par­ta­gée et confron­tée au mys­tère du mal en pensée, par action ou par omis­sion, elle a donc besoin de la misé­ri­corde de Dieu pour par­ve­nir à la béa­ti­tude éternelle. Or celui qui est mort ne peut plus rien faire pour lui-même. La célé­bra­tion de l’Eucharistie permet une inter­ces­sion confiante des vivants en faveur de celui qui nous a quit­tés et mani­feste l’espé­rance des croyants dans le pardon de Dieu et leur foi en l’effi­ca­cité de la com­mu­nion des saints.

Grande richesse pour l’Eglise, source à laquelle il est néces­saire de pou­voir puiser pour qu’elle ne se tarisse pas. L’Eglise de la terre s’unit dans une prière confiante et una­nime à l’Eglise du ciel pour ceux qui sont morts pour qu’ils dor­ment dans la paix.

Père Stanislas Lemerle, curé

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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