dimanche
30 avril 2017
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Edito

Il y a qua­rante jours, nous fêtions la Nativité du Seigneur. Loin déjà le chant des anges de cette nuit de Noël, loin déjà l’étoile qui brillait sur la grotte de Bethléem, loin déjà la cara­vane cha­mar­rée des mages venus d’Orient.
L’inat­tendu a fait irrup­tion dans nos exis­ten­ces, l’Eternel est entré dans notre espace mortel, l’excep­tion­nel s’est accom­pli. Nous sommes main­te­nant entrée dans l’ordi­naire des jours pour récol­ter les grâces de ce Dieu qui s’est fait homme et pour en appro­fon­dir au fil des jours le mys­tère. Et pour­tant la clarté du Christ semble avoir dis­paru dans l’obs­cu­rité d’un hiver tou­jours trop long, comme le soleil cou­chant semble som­brer dans les nuages de l’hori­zon.
La fête de la Présentation que nous célé­brons aujourd’hui est entou­rée de dic­tons popu­lai­res, « A la Chandeleur, l’hiver s’apaise ou prend vigueur », et de tra­di­tions folk­lo­ri­ques. Les crêpes cui­si­nées avec des ali­ments peu cou­teux signi­fiaient que l’on dis­po­sait encore de suf­fi­sam­ment de réser­ves pour affron­ter la fin de l’hiver. Faire sauter la pre­mière crêpe avec une pièce de mon­naie dans la main pro­met­tait la pros­pé­rité pour l’année à venir. Certains juge­ront ces pra­ti­ques tout a fait païen­nes et y ver­ront une forme de super­sti­tion, et pour­tant qui ne man­gera pas de crêpes à la Chandeleur ? Mais tout mani­feste également notre espé­rance chré­tienne en fai­sant mémoire de la lumière du Christ qui vient nous éclairer.
Dans notre monde, des hommes et des femmes sont por­teurs de cette espé­rance. Sentinelles du matin pour repren­dre l’expres­sion de Jean-Paul II, les per­son­nes qui ont consa­cré leur vie au Seigneur sont des signes au sens de sacre­ment de la pré­sence du Christ dans notre monde. Notre paroisse compte pas moins de sept congré­ga­tions reli­gieu­ses fémi­ni­nes aux­quel­les il faut ajou­ter les laï­ques consa­crées. Motif d’action de grâce pour cette pré­sence, témoi­gnage de la petite Espérance qui s’avance au milieu de ses deux gran­des sœurs, la foi et la cha­rité.

Père Stanislas LEMERLE

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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