dimanche
19 novembre 2017
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Edito

L’Evangile de ce diman­che ouvre un chemin caté­chu­mé­nal qui se pour­sui­vra dans les semai­nes à venir, avec la gué­ri­son de l’aveu­gle-né et la Résurrection de Lazare. Les eaux bap­tis­ma­les des­quel­les les caté­chu­mè­nes seront tirés, repré­sen­tent pour eux comme les eaux pri­mor­dia­les de la créa­tion. Puis ils ouvri­ront leurs yeux à la lumière du Christ et ils se relè­ve­ront comme Lazare, du som­meil de la mort.   Mais pour l’heure, nous sommes trans­por­tés au bord du puits. Le puits porte en lui le sym­bo­lisme de la fécondité et de la vie, pour les trou­peaux mais également pour les hommes. Il cons­ti­tue un lieu d’Alliance. Souvenez-vous du ser­vi­teur d’Abraham : il y ren­contre Rebecca qui devien­dra la femme d’Isaac ; Jacob tombe amou­reux de Rachel autour d’un puits… Et c’est autour d’un puits que Jésus fait cette impro­ba­ble ren­contre avec la Samaritaine. Dans nombre de nos cathé­dra­les et dans les cloî­tres de nos abbayes, ou plus rare­ment dans nos églises, nous pou­vons décou­vrir la pré­sence d’un puits, qui ser­vait à désal­té­rer les pèle­rins four­bus au terme de leur péri­ple. Longtemps dans nos vil­la­ges, le puits en son centre, cons­ti­tuait un lieu de ren­contre ou de rendez-vous, source d’une cer­taine ani­ma­tion.   Pour la Samaritaine, cette ren­contre avec Jésus va trans­fi­gu­rer sa vie. De femme publi­que, elle va deve­nir mis­sion­naire auprès de ses com­pa­trio­tes sama­ri­tains, parce que, par un concours de cir­cons­tan­ces, elle va se trou­ver au bon endroit quand Jésus passe. Elle mani­feste sa soif de savoir mais aussi d’ado­ra­tion avec un esprit ouvert et une intel­li­gence lucide. Elle nous ren­voie à nos pro­pres soifs.

Allons donc à cette source qui est le Christ comme l’écrit Saint Jean de la Croix : « Cette fon­taine éternelle est cachée dans ce pain vivant pour nous donner la vie. »

Père Stanislas LEMERLE

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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