lundi
29 mai 2017
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Edito

Le magni­fi­que cha­pi­tre 24 de Saint Luc raconte, à tra­vers l’his­toire des deux dis­ci­ples d’Emmaüs, ce qu’est une messe, une litur­gie eucha­ris­ti­que. Ne manque-t-il pas quel­que chose dans nos messes ? Voyons cela. Vous aurez aisé­ment repéré le rite de l’accueil qui nous met en pré­sence de Dieu avec : « tandis qu’ils par­laient et dis­cu­taient, Jésus lui-même s’appro­cha ». Suit le rite péni­ten­tiel avec le « je confesse à Dieu », que l’on retrouve dans la confes­sion « des événements de ces jours-ci… ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth ». Le pardon peut se retrou­ver dans le témoi­gnage des femmes et des anges « qui disent qu’il est vivant » ; voilà une belle conso­la­tion. Suit la litur­gie de la Parole, dont l’homé­lie est faite par Jésus lui-même : « il leur expli­qua, dans toute l’Écriture, ce qui le concer­nait. » (= la meilleur défi­ni­tion de l’homé­lie). La prière uni­ver­selle cor­res­pond très bien à l’effort qu’ils font « de le rete­nir ». N’est-ce pas le sens de cette prière que de faire rester le Christ dans nos inten­tions, nos souf­fran­ces… notre huma­nité. Alors peut com­men­cer la litur­gie eucha­ris­ti­que, pri­mi­ti­ve­ment appe­lée «  par­tage du pain  ». D’abord, l’offer­toire, où le pain est béni et offert ; puis l’ana­mnèse : « ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brû­lant en nous » »… Alors devrait avoir lieu la com­mu­nion ! Mais Jésus dis­pa­raît ! Il devient pré­sent dans le pain. Les deux dis­ci­ples ont-ils mangé le pain ? Ont-ils com­mu­nié ? Une chose est sûre : ici l’envoi de la messe est expli­cite. Il est même doublé du témoi­gnage sous la forme toute simple du par­tage de l’expé­rience per­son­nelle de la ren­contre du Ressuscité. Cette partie ultime de la messe ne manque-t-elle pas à nos eucha­ris­ties ?

Père Bruno GUESPEREAU

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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