mercredi
23 août 2017
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Edito

Aujourd’hui, Jésus se com­porte en diacre. Comme la pre­mière lec­ture nous l’a montré, « diacre » est syno­nyme de ser­vi­teur. Or, aujourd’hui, Jésus appa­raît comme le ser­vi­teur des demeu­res éternelles. Il s’y pro­mène en maître d’hôtel dont tous les recoins lui sont connus.

Contempler cette aisance du Christ nous ensei­gne sur la rela­tion qu’il vit avec son Père : une totale confiance. De là naît notre désir de nous rendre dans cet hôtel étoilé (bien au-delà de 5 étoiles !). Pourtant, peut-être vous l’êtes-vous avoué en pen­sant au ciel : quel­ques réti­cen­ces vous retien­nent. Pour cer­tains, cela va venir de la crainte de retrou­ver tel ou tel mortel, gra­cieu­se­ment admis au Paradis, tandis que nous l’aurions volon­tiers plongé …si ce n’est en enfer, du moins dans un pur­ga­toire pro­longé ! Et voilà que l’indul­gence de Dieu nous dérange.

Pourtant la para­bole des ouvriers à la vigne, rétri­bués d’une même pièce d’argent à la fin de leur jour­née plus ou moins longue de tra­vail, nous ensei­gne une autre façon d’ouvrir les portes des demeu­res éternelles. Saint Augustin, écrit dans ce sens : « Que l’un soit supé­rieur à un autre en force, en sagesse, en jus­tice, en sain­teté, aucun ne sera exclu de cette maison, où chacun sera placé sui­vant son mérite ».  Réjouissons-nous donc pour l’indul­gence divine (qui nous sera peut-être utile ?!). Pour ce qui est du mérite, il n’est pas un frein à la vision de Dieu, puis­que Jésus nous promet aujourd’hui davan­tage : être avec lui !

Comme Augustin contem­plons Jésus ser­vi­teur et maître d’hôtel. Notre désir du Ciel n’en sera que plus grand, et sans doute ver­rons-nous nos pro­ches dif­fé­rem­ment. 

Père Bruno GUESPEREAU

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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