samedi
25 février 2017
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Edito

Si l’on nous avait dit hier : « A 11h45, un homme va res­sus­ci­ter », sans doute serions-nous accou­rus pour être témoins de cet événement inat­tendu. Nous serions même arri­vés quel­ques minu­tes avant pour nous assu­rer une bonne place et nous aurions eu raison.

 A chaque messe, une matière ina­ni­mée, du pain et du vin, devient res­pec­ti­ve­ment le Corps et le Sang du Christ, et cela nous semble normal. Rien ne nous étonne. C’est le Christ qui se rend pré­sent à nous, mer­veille de la puis­sance de Dieu qui se déploie avec une telle sim­pli­cité. Dans cer­tains cas, nous le rece­vons même par habi­tude selon un mou­ve­ment par­fois un peu trop ordonné de nos pro­ces­sions de com­mu­nion, sans même avoir réflé­chi à l’impor­tance de l’acte que nous posons.

 Le siècle passé aura été marqué par une extra­or­di­naire redé­cou­verte de l’Eucharistie. Le XXe siècle s’ouvrait sur l’appel du pape Pie X à la com­mu­nion fré­quente et à celle des enfants dès l’âge de raison. Ce mou­ve­ment se pour­sui­vait grâce également au renou­veau litur­gi­que et théo­lo­gi­que mis en œuvre par le concile Vatican II qui consi­dère l’Eucharistie comme « la source et le sommet de la vie chré­tienne. » Mais, para­doxa­le­ment, ce siècle aura connu de nom­breu­ses contro­ver­ses, de mul­ti­ples déchi­re­ments et des souf­fran­ces dont les bles­su­res ne sont pas tou­jours refer­mées. En effet, face à ce magni­fi­que élan, nous avons été confron­tés à un recul de la pré­sence du Christ dans les taber­na­cles de nos églises de cam­pa­gne. Quel mal­heur quand la messe n’y est célé­brée qu’occa­sion­nel­le­ment et que le Christ n’y est plus sacra­men­tel­le­ment pré­sent. Ce pain vivant des­cendu du ciel ne trouve plus demeure sur la terre. «  Le Fils de l’Homme n’a pas d’endroit où repo­ser la tête. » Dans beau­coup de lieux, nous avons vu la messe du diman­che déser­tée, nos assem­blées domi­ni­ca­les de plus en plus clair­se­mées et le nombre de prê­tres dimi­nuer.

 Ces réflexions ne doi­vent sus­ci­ter aucune nos­tal­gie d’un passé défi­ni­ti­ve­ment révolu, cela serait illu­soire et sté­rile. Au contraire, cela doit être la source d’un nouvel élan ou d’une prise de cons­cience de nos fra­gi­li­tés. Elles sont autant d’invi­ta­tions, non pas à un retour en arrière sur un passé qui par­fois n’a jamais existé, mais sur une redé­cou­verte de la pré­sence de Dieu à notre monde dans l’Eucharistie. A l’instar de ce parois­sien du Curé d’Ars, bon paysan, qui venait régu­liè­re­ment et d’un pas ferme et décidé se recueillir devant le taber­na­cle. Un jour, au saint curé qui lui deman­dait la signi­fi­ca­tion de cette démar­che qu’il fai­sait avec autant de déter­mi­na­tion, il répon­dit : « Je L’avise et Il m’avise ». Il mani­fes­tait ainsi avec une foi simple qu’il avait com­pris cette pré­sence vivante et agis­sante du Christ dans sa vie. Il fai­sait l’expé­rience de l’inti­mité avec son Seigneur.

Père Stanislas LEMERLE, curé

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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