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30 mars 2017
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Edito
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Pentecôte Maurice Denis

Ce temps entre l’Ascension et la Pentecôte cons­ti­tue une grande neu­vaine de pré­pa­ra­tion à la venue de l’Esprit Saint sur le monde, sur l’Eglise de Jésus-Christ, sur chacun de nous : « Envoie ton Esprit, et tout sera créé, et tu renou­vel­le­ras la face de la terre. » Cet Esprit nous parait sou­vent bien mys­té­rieux, et pour­tant nous pou­vons le connaî­tre par ce qu’Il a réa­lisé dans les Apôtres à partir de la Pentecôte, et c’est bien pour­quoi l’Eglise nous pro­pose la lec­ture conti­nue des Actes des Apôtres pen­dant le temps pascal. Nous pou­vons le connaî­tre aussi parce qu’Il est « l’hôte très doux de nos âmes. » Nous pou­vons le connaî­tre enfin parce qu’Il agit sans cesse dans l’Eglise, mais il faut que « celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. » (Apo 3,28) ; il dépend de nous d’être, ou non, à l’écoute de l’Esprit. Il est l’Esprit de nou­veauté, de renou­vel­le­ment, parce qu’Il est Celui qui triom­phe de cette usure impi­toya­ble que la vie apporte avec elle. La vraie vieillesse est celle de l’âme, quand domi­nent le manque de cou­rage, l’absence de flamme, l’indif­fé­rence. Et ce vieillis­se­ment s’atta­que à notre foi : au lieu de l’étonnement, de l’admi­ra­tion devant l’œuvre de Dieu, et de son habi­ta­tion en nous, nous res­tons dans l’indif­fé­rence. Mais l’Esprit nous renou­velle si nous nous lais­sons pren­dre par lui. Il est le maître inté­rieur : l’Ecriture ne peut que se servir de com­pa­rai­sons pour nous parler de lui : Il est le vent impé­tueux qui secoue nos indo­len­ces, l’eau jaillis­sante qui fer­ti­lise, la flamme qui brûle nos tié­deurs. La vic­toire du Christ, c’est l’Esprit donné au monde, c’est l’Esprit d’amour répandu sur la terre, en chacun de nous ; mais ne contris­tons pas l’Esprit », ne lui résis­tons pas, lais­sons-nous enva­hir ; cha­cune de nos réti­cen­ces, chacun de nos reculs met obs­ta­cle à cet enva­his­se­ment. Qu’Il soit vrai­ment Celui qui « allume la clarté en nos âmes, emplit d’amour nos cœurs, for­ti­fie nos fai­bles corps. » « Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Evangile est une lettre morte, l’Eglise une simple orga­ni­sa­tion, l’auto­rité une domi­na­tion, la mis­sion une pro­pa­gande, le culte une évocation, l’agir chré­tien une morale d’escla­ves. Mais en lui le cosmos est sou­levé et gémit dans l’enfan­te­ment du Royaume, le Christ res­sus­cité est là, l’Evangile est puis­sance de vie, l’Eglise signi­fie la com­mu­nion tri­ni­taire, l’auto­rité est un ser­vice libé­ra­teur, la mis­sion est une Pentecôte, la litur­gie est mémo­rial et anti­ci­pa­tion, l’agir humain est déifié. » Ignace IV d’Antioche, Patriarche grec-ortho­doxe

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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