lundi
24 avril 2017
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Edito

Aux dires des uns et des autres, bien inten­tion­nés, le mois de juin aura été ponc­tué de verres de l’amitié… A la Pentecôte, pour le jubilé du père André, puis à la Sainte Trinité en action de grâce à l’occa­sion du départ du père Damien. Ce diman­che enfin, pour le Saint Sacrement à l’occa­sion de notre fête parois­siale. Ces ren­contres de convi­via­lité sur le parvis de notre église sont une occa­sion de mani­fes­ter les liens de notre com­mu­nauté et de témoi­gner de la vie reçue, comme la lumière qui ne peut être mise sous le bois­seau. Ces événements de notre vie qui en don­nent l’occa­sion pren­nent tout leur sens parce qu’ils sont le fruit des dons inouïs du Seigneur que nous célé­brons dans nos eucha­ris­ties. La mis­sion d’un confrère qui se pour­suit ailleurs, cin­quante années de sacer­doce, le dyna­misme de notre paroisse sont autant de fruits de la pré­sence amou­reuse de Dieu Trine, de l’action conti­nuelle et bien­veillante de l’Esprit Saint, de l’offrande que Jésus fait de sa vie par amour pour nous. La pre­mière lec­ture nous rap­pelle la néces­sité de faire mémoire : « Souviens-toi ! N’oublie pas le Seigneur ton Dieu, C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne - cette nour­ri­ture inconnue de tes pères. » (Dt 8, 2ss) L’être humain est marqué par cette capa­cité d’oublier ce qui le fait vivre réel­le­ment et conti­nuel­le­ment. Saint Augustin emploie une image éloquente pour décrire cette situa­tion : « Ce qui arrive au pois­son quand il est sorti de l’eau arrive à l’esprit quand il est sorti de la mémoire de Dieu et se dis­perse dans la mémoire du monde ». Il ne s’agit pas seu­le­ment de se sou­ve­nir de cette Présence, mais de com­mu­nier avec Elle, dans une union de notre volonté et de toute notre vie à Celles de notre Créateur et Sauveur. Parmi ses nom­breu­ses œuvres, Saint Jean Eudes a rédigé un ouvrage inti­tulé « mémo­rial des bien­faits du Seigneur ». Le titre se suffit à lui même. La fête que nous célé­brons aujourd’hui est comme le Cœur de notre vie. Dans l’Eucharistie, rap­pelle le Concile, « est ren­fermé tout le bien spi­ri­tuel de l’Eglise, c’est-à-dire le Christ lui-même ; notre Pâque et Pain vivant qui, par sa chair vivi­fiée par l’Esprit-Saint et vivi­fiante, donne la vie aux hommes qui sont invi­tés et conduits à offrir eux-mêmes avec lui, leurs pro­pres fati­gues, et toutes les choses créées » (Presbyterorum Ordinis, 5). Demeurons conti­nuel­le­ment en action de grâce, en par­ti­cu­lier aussi avec les quatre jeunes qui sont ordon­nés prê­tres ce samedi pour le dio­cèse de Paris.

Père Gilles Rousselet

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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