mardi
17 janvier 2017
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Edito

La litur­gie est bonne péda­go­gue. Au prin­temps, elle nous parle du Bon Pasteur, en été du mois­son­neur, à l’automne du ven­dan­geur, et en hiver, du pécheur, comme nous le rap­pel­lent les mosaï­ques de la cou­pole de notre église. Nous nous réjouis­sons de cette proxi­mité entre la litur­gie et ce que nous vivons de manière sai­son­nière, même si nous évoluons aujourd’hui dans une société urbaine un peu éloignée des réa­li­tés de la terre. Autant d’images qui nous sont don­nées pour mani­fes­ter l’Incarnation de la Parole : le Verbe de Dieu s’est fait chair, mys­tère de l’hiver qui a toute l’année pour se déployer dans le cœur de chacun des fidè­les du Christ. Encore faut-il que nous puis­sions l’accueillir pour la rendre effi­cace et lui per­met­tre de porter ses fruits.  Profitons de ce temps où les acti­vi­tés ordi­nai­res se ralen­tis­sent pour nous mettre à l’écoute de cette Parole sur la plage, en mon­ta­gne, à la cam­pa­gne ou à Paris. Les lieux de pèle­ri­nage dans Paris sont nom­breux. Il n’y a pas de vacan­ces pour un chré­tien. Comme il n’y a pas de vacan­ces pour des époux, des parents, des enfants, des prê­tres, des reli­gieux et reli­gieu­ses… Quel que soit notre état de vie, nous le conser­vons 24h sur 24 ! Et bien­heu­reux sommes-nous. Continuons d’être la bonne terre si nous le sommes déjà peut-être et, dans le cas contraire, deman­dons au Seigneur de la rendre plus fer­tile par la grâce des sacre­ments, les fruits de la prière et les bien­faits de la cha­rité. Alors nous n’aurons pas perdu notre temps. Comme le dit Jeanne d’Arc à ses accu­sa­teurs, lors de son procès, alors qu’on l’inter­ro­geait pour savoir si elle était dans la grâce de Dieu : « Si je n’y suis, Dieu m’y mette. Et si j’y suis, Dieu m’y garde. »

Père Stanislas LEMERLE, curé

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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