vendredi
22 septembre 2017
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Edito

Comme pres­que tous les diman­ches, la pre­mière lec­ture et l’Evangile se répon­dent par­fai­te­ment : il s’agit d’un faire-part d’invi­ta­tion à un ban­quet, à un festin ! A tra­vers toute la Bible court cette invi­ta­tion au festin que sera le Royaume des cieux. Isaïe annonce que le Ciel sera un ban­quet que Dieu pré­pare pour tous, et sur­tout pour tous ceux qui, ici-bas, seront restés sur leur faim, faim de pain, de jus­tice, d’amitié, de pardon : Dieu les ras­sa­siera. A tra­vers la para­bole de l’Evangile sont évoquées les noces de Dieu avec l’huma­nité : ces noces se déploient à tra­vers l’his­toire des hommes, depuis les envois suc­ces­sifs des pro­phè­tes qui, sou­vent, n’ont pas été enten­dus, jusqu’au juge­ment des der­niers temps, en pas­sant par les noces de sang du Fils de Dieu avec l’huma­nité. Jésus n’eut pas plus de succès que les pro­phè­tes, et cette para­bole, comme les deux qui ont été pro­cla­mées les deux diman­ches pré­cé­dents, insiste sur le refus opposé par les hommes, alors que Dieu rêve d’une fête uni­ver­selle, d’un festin somp­tueux : la salle est prête, Dieu veut la rem­plir. Ah ! Si nous pre­nions au sérieux sur la terre l’invi­ta­tion de Dieu ! Si nous réa­li­sions mieux l’ambi­tion de Dieu sur nous ! Car Dieu, rien ni per­sonne ne le chan­gera, Il main­tient sa pro­messe incroya­ble : « Je te fian­ce­rai à moi pour tou­jours, je te fian­ce­rai à moi dans la fidé­lité et tu connaî­tras l’Eternel. » (Osée, 1,21). Depuis le chaos pri­mor­dial jusqu’à l’évocation de la Jérusalem d’en haut où Dieu ras­sem­blera tous les peu­ples pour « un festin de vian­des gras­ses et de vins capi­teux » (Isaïe 25,6), la fidé­lité de Dieu ne se dément pas, même si c’est une huma­nité boi­teuse, estro­piée, aveu­gle, que Dieu invite à ces noces ! Et la joie à ces noces-là, ne sera pas l’exu­bé­rance fac­tice et sans len­de­main d’un repas d’affai­res, sans âme ; ce que l’on se dira ne sera pas com­pa­ra­ble aux conver­sa­tions de salon ; non, la joie du festin sera à la mesure de l’étonnement de se retrou­ver là, dans la salle des noces, malgré nos han­di­caps et nos détres­ses, et on se racontera la geste de ten­dresse de Dieu.

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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