vendredi
31 mars 2017
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Edito

Qui sont les saints que nous fêtons le jour de la Toussaint ? D’abord ceux de nos calen­driers, ceux que nous appe­lons nos saints patrons à cause du prénom reçu à notre bap­tême. Un maître de spi­ri­tua­lité disait à leur sujet que les hagio­gra­phes leur avaient fait plus de mal que leurs per­sé­cu­teurs. Pourquoi ? Parce qu’en polis­sant leur vie, en les ren­dant brillants comme les sta­tues de nos églises, ils les ont rendus inac­ces­si­bles à nos pau­vres vies enra­ci­nées dans la réa­lité des com­bats et des fai­bles­ses. Il est impor­tant qu’on prenne le temps de les décou­vrir, de nous délec­ter de leur vie humaine, où la puis­sance de la grâce est venue si sou­vent au secours de leurs fai­bles­ses. Regardez la vie de sœur Emmanuelle : elle se décrit si mal dans sa peau dans sa jeu­nesse, rebelle à l’auto­rité…et Saint Paul, per­sé­cu­teur des chré­tiens, qui devient l’apôtre des nations, François d’Assise, flam­beur et séduc­teur avant sa conver­sion, et bien d‘autres encore, en par­ti­cu­lier Simon Pierre, unique pape de l’his­toire de l’Eglise à avoir renié le Christ par trois fois…

Au deuxième regard, il y a les saints de nos famil­les, qui nous ont tel­le­ment aimés et servis, dont nous n’arri­vons pas à oublier le visage ni le pas­sage. Telle grand mère qui a offert les dou­leurs de ses vieux jours ou de sa mala­die pour obte­nir une conver­sion, telle mère ou tel père qui a aimé ses enfants plus que tout et qui ont tout perdu pour venir à leur secours, ce prêtre ou cette reli­gieuse qui ont, jusqu’à leur der­nier souf­fle, servi le Christ et les hommes, dans un minis­tère caché d’une petite ville de pro­vince. Ces jeunes qui ont, sans le savoir, essayé de cons­truire un monde de jus­tice et de paix, autour d’eux ; ces étoiles lui­san­tes de prière contem­pla­tive qui ont porté le monde dans leurs mains. La célé­bra­tion du 2 novem­bre leur est consa­crée, à tous ces hommes et ces femmes jus­ti­fiés par Dieu, portés par l’Espérance de l’Eglise.

Au troi­sième regard, il y a chacun de vous, cons­cient de sa dignité d’enfant de Dieu reçue au bap­tême, qui cher­che à adorer le Seigneur en Esprit et en vérité, humble témoin de l’Evangile qui puise sa force dans les Sacrements et dans la parole de Dieu. Le pape Jean-Paul II disait tout à fait jus­te­ment que lors­que nous pro­po­sons le bap­tême à une per­sonne, nous lui pro­po­sons en même temps la sain­teté. C’est notre chemin, pro­messe de joie et de plé­ni­tude.

Telle est la foule immense de ceux qui cher­chent Dieu, si nom­breuse que Dieu seul peut les dénom­brer et connaî­tre le cœur de chacun. Tous, ceux du pre­mier regard jusqu’au troi­sième, pui­sent leur force dans la mater­nité spi­ri­tuelle de la Vierge Marie, et dans l’eucha­ris­tie. Fontaine de toute vie spi­ri­tuelle, moyen de sanc­ti­fi­ca­tion. Mère Térésa disait « Chaque jour, nous expo­sons le Saint-Sacrement, et nous nous sommes aper­çues d’un chan­ge­ment dans notre vie. Nous avons res­senti un amour plus pro­fond pour le Christ à tra­vers le masque affli­geant des pau­vres. Nous avons pu mieux nous connaî­tre et mieux connaî­tre le pauvre comme témoi­gnage concret de Dieu. Depuis que nous avons com­mencé cette ado­ra­tion du Saint-Sacrement, nous n’avons pas dimi­nué notre tra­vail, nous y consa­crons autant de temps qu’aupa­ra­vant, mais avec plus de com­pré­hen­sion. Les gens nous accep­tent mieux. Ils ont faim de Dieu. Ils n’ont plus besoin de nous, mais de Jésus. »

Père Gilles

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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