mardi
19 septembre 2017
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Edito

En ce mois de novem­bre, entre la Toussaint qui nous a fait célé­brer cette « foule immense » évoquée par l’Apocalypse (1re lec­ture de la fête de la Toussaint) et les diman­ches qui vont suivre (6, 13 et 20 novem­bre) et qui vont évoquer la Parousie, la venue du Christ dans la gloire, nous sommes invi­tés à essayer de dire quelle peut être la joie essen­tielle des saints en para­dis, d’après ce que nous sug­gè­rent les amis de Dieu, ceux qui l’ont par­ti­cu­liè­re­ment bien aimé.

Nous serons dans l’inti­mité de Dieu, non plus seu­le­ment dans la Foi, mais dans la vision - une dif­fé­rence de degré fort appré­cia­ble (pen­sons aux aveu­gles !). Nous serons avec notre Père, nous le ver­rons, Celui qui nous aime infi­ni­ment depuis tou­jours.

Ici-bas, nous appré­cions la richesse d’un amour cons­truc­tif de notre être, la décla­ra­tion d’une amitié qui éclot pour la joie réci­pro­que des amis ; que dirons-nous de la ten­dresse de Dieu à notre égard ? Il a tou­jours voulu nous com­bler, nous n’en serons plus dis­traits ; nous nous lais­se­rons tota­le­ment aimer, dans une joie trans­for­mante de notre être, à jamais. Le Père est aussi notre créa­teur : nous le ver­rons tel qu’Il est, dans sa splen­deur ; « Dieu est par­tout, au ciel, sur la terre et en tout lieu » : voyez l’abeille buti­ner la rose, le regard d’un enfant pro­fond comme une source, le Mont Blanc bleuis­sant au lever du soleil, rou­geoyant à son cou­cher, écoutez le cœur de votre enfant à naître : Dieu créa­teur est là, mais nous ne le voyons pas. Nous le ver­rons pour tou­jours, et sa beauté incréée, « ancienne et tou­jours nou­velle », ajou­tera, à l’infini, à notre joie éternelle d’être aimé, de nous lais­ser aimer par Lui et de Lui répé­ter sans cesse, avec Jésus, dans l’Esprit : « Père »… « Que je Te puisse aimer avec la plé­ni­tude et le ras­sa­sie­ment que mon âme désire, sans terme ni fin », disait Saint Jean de la Croix. Il uti­li­sait la com­pa­rai­son de la bûche, petit à petit léchée par la flamme vivante et dan­sante : elle s’appro­che, elle absorbe l’humi­dité, elle pénè­tre, elle brûle, elle embrase ; bien­tôt la bûche n’est plus que du feu. Ainsi de tout notre être, deve­nant pure flamme, cœur d’amour brûlé par le feu divin. Dans les feux de camp, ou dans nos che­mi­nées, à moins d’y jeter du bois, vient le moment où la flamme dimi­nue, n’ayant plus d’ali­ment ; au para­dis, notre choix ayant été fait, notre cœur s’offre à être consumé par la flamme divine, qui est feu de tou­jours à tou­jours, et ce cœur d’amour que nous sommes deve­nus tota­le­ment, demande à être sans cesse davan­tage brûlé pour ali­men­ter le feu divin. Ce sera la trans­for­ma­tion de notre être en amour de plus en plus grand, mer­veille à envi­sa­ger, à pré­pa­rer sur la terre, ici et main­te­nant, par amour de Dieu, notre Père, et du pro­chain, notre frère. Notre cœur, ce cœur mer­veilleux que Dieu donne à tout être humain, sera tout d’amour et de ten­dresse. Tous les saints, avec Dieu, ne seront plus qu’un seul cœur d’amour : une jubi­la­tion éternelle nous attend.

Sera-ce ainsi le para­dis ? Nous serons étonnés : ce sera cer­tai­ne­ment autre­ment, et infi­ni­ment mieux ! En atten­dant, déjà habi­tés par la Trinité, pré­pa­rons ce cœur d’amour.

Père André

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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