mercredi
18 janvier 2017
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Edito

Alors qu’en ce deuxième diman­che du temps de l’Avent se déroule notre ker­messe de Noël, notre paroisse a la joie et l’hon­neur d’accueillir 160 futurs prê­tres venus du Grand Ouest de la France, des sémi­nai­res de Caen, Nantes, Orléans, Rennes et de la Communauté Saint-Martin, en clô­ture de leur ses­sion « Au car­re­four de la foi et de la culture », du 1er au 4 décem­bre à Paris.

Malgré les amé­na­ge­ments que cela a pu entraî­ner pour faire coha­bi­ter ensem­ble les visi­teurs de la ker­messe et les futurs prê­tres de l’Eglise du Grand Ouest, nous avons voulu rele­ver ce défi en com­mu­nauté. Le choix de notre église n’est pas un hasard, puis­que deux des rec­teurs des sémi­nai­res concer­nés sont eudis­tes et connais­sent bien la richesse cultu­relle de notre église, « la plus repré­sen­ta­tive de l’art des années 30 en France, aux murs cou­verts de fres­ques et aux cou­po­les ornées de mosaï­ques ».

Le blog mis en place pour cet événement sou­li­gne l’inté­rêt du thème : comme l’expli­que le Père Luc Meyer, supé­rieur du sémi­naire de Nantes, « la culture, qu’elle soit pro­fane ou chré­tienne, est tou­jours en pleine ébullition, car le monde évolue et la culture avec lui. Les futurs prê­tres sont héri­tiers d’un patri­moine ancien, mul­ti­forme, uni­ver­sel et dyna­mi­que, qui a su s’adap­ter aux temps et aux lieux. Ils savent que la foi chré­tienne est inven­tive et doit pous­ser ses raci­nes dans la société d’aujour d’hui. Les futurs prê­tres s’inté­res­sent donc à la culture, dans toutes ses dimen­sions.

L’éducation à l’inter­cultu­rel et à l’inter­na­tio­nal s’ins­crit plei­ne­ment dans leur for­ma­tion. » Le pro­gramme de cette mati­née illus­tre bien la dyna­mi­que de leur ses­sion : dès leur arri­vée, les sémi­na­ris­tes seront pris en charge par les mem­bres de la com­mis­sion « Art Culture et Foi » pour une pré­sen­ta­tion géné­rale mais bien trop suc­cincte de l’édifice. Ce sera comme une mise en bouche, pour donner envie de reve­nir. Puis le Cardinal Philippe Barbarin don­nera une confé­rence publi­que sur le thème « Parole de Dieu et culture ». Il pré­si­dera notre célé­bra­tion de l’Eucharistie, et nous accueille­rons nos invi­tés dans la grande crypte pour le buffet qui leur est pré­paré.

Nous avons voulu rele­ver le défi de cet accueil parce que ensem­ble nous sommes l’Eglise, parce que si la richesse cultu­relle de notre édifice est le fruit du sen­ti­ment pro­fond de la gran­deur infi­nie de l’Hôte Divin qu’il abrite, elle est aussi le signe du dyna­misme de notre com­mu­nauté et de l’inven­ti­vité de notre foi.

Père Gilles

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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