jeudi
14 décembre 2017
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Edito

ViergeLe temps de l’Avent est le temps marial par excel­lence. Ce diman­che et ce lundi, nous célé­brons l’Annonciation et, mer­credi, la Visitation. Pour un chré­tien, l’annonce faite à Marie, la demande de l’Ange et la réponse de Marie repré­sen­tent l’événement le plus impor­tant de l’his­toire humaine. Il s’agit en effet de l’Incarnation du Fils de Dieu. Saint Bernard ima­gine un dia­lo­gue avec Marie : « Ta réponse, ô douce Vierge, Adam l’implore… Cette réponse, le monde entier l’attend… Et ce n’est pas sans raison, puis­que de ta parole dépen­dent le sou­la­ge­ment des mal­heu­reux, le rachat des cap­tifs, la déli­vrance des condam­nés, le salut enfin de tous les fils d’Adam, de ta race entière. » (Homélie à la louange de la Vierge Marie). Dans son exhor­ta­tion apos­to­li­que sur le culte marial, le pape Paul VI pré­sente Marie « comme le miroir reflé­tant les espé­ran­ces des hommes de notre temps. Ainsi, la femme d’aujourd’hui dési­reuse de pren­dre part au pou­voir de déci­sion et aux choix de la com­mu­nauté, contem­plera avec une joie intime Marie qui, dans son dia­lo­gue avec Dieu, donne son consen­te­ment actif et libre non pas à la solu­tion d’un pro­blème contin­gent, mais à « l’événement des siè­cles » (Saint Pierre Chrysologue). On se rendra compte que le choix par Marie de l’état vir­gi­nal, qui dans le plan de Dieu la pré­pa­rait au mys­tère de l’Incarnation, ne fut point fait de fer­me­ture aux valeurs de l’état conju­gal, mais cons­ti­tue un choix cou­ra­geux, accom­pli pour se consa­crer tota­le­ment à l’amour de Dieu. On cons­ta­tera avec une joyeuse sur­prise que Marie de Nazareth, tout en étant tota­le­ment aban­don­née à la volonté du Seigneur, ne fut pas du tout une femme pas­si­ve­ment sou­mise… mais la femme qui ne crai­gnit pas de pro­cla­mer que Dieu est Celui qui relève les hum­bles et les oppri­més et ren­verse de leur trône les puis­sants du monde. On reconnaî­tra en Marie… une femme forte qui connut la pau­vreté et la souf­france, la fuite et l’exil… Ainsi Marie n’appa­raî­tra pas comme une Mère jalou­se­ment repliée sur son divin Fils, mais comme la femme qui, par son action, favo­rise la foi au Christ de la com­mu­nauté apos­to­li­que, et dont le rôle mater­nel s’étendit en pre­nant au Calvaire des dimen­sions uni­ver­sel­les. » Que Marie nous accom­pa­gne jusqu’à Noël !

Père René-Jacques Traonouïl

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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