lundi
27 février 2017
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Edito
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Avec la Fête de l’Epiphanie, nous célé­brons Jésus-Christ qui s’est mani­festé aux hommes, mais l’Evangile de ce jour illus­tre ce que Saint Jean annonce dans le pro­lo­gue de son Evangile : « Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas accueilli. » C’est au peuple juif que la pro­messe du Messie avait été faite, tous les pro­phè­tes l’y ont pré­paré, mais quand le Messie est venu, il ne l’a pas reconnu. Non seu­le­ment ce sont des païens qui se met­tent en route vers lui, mais, par leurs cadeaux, ils révè­lent le mys­tère de la Personne du Messie : l’or est le métal pré­cieux que l’on offre à un Roi ; l’encens nous dit que cet enfant est Dieu : on brû­lait de l’encens devant les autels ; la myrrhe, avec laquelle on embaume les corps, nous dit qu’Il est un être humain des­tiné à mourir. La vérité est sortie de la bouche de païens.

La seconde lec­ture, la lettre de Saint Paul aux Ephésiens, l’exprime clai­re­ment : « les païens sont asso­ciés au même héri­tage, au même corps, au par­tage de la même pro­messe ». Au temps du Christ et de Paul, c’est le peuple juif qui, le pre­mier, a reçu la révé­la­tion du Messie ; mais Paul veut dire à ses coré­li­gion­nai­res juifs : les païens peu­vent aussi être de vrais apô­tres et des témoins du salut, et c’est bien ce que saint Mathieu nous montre dans l’Evangile.

Les Mages ont été guidés par l’espé­rance de pou­voir rendre hom­mage au Sauveur nou­veau-né, l’espé­rance était leur étoile ; et devant Hérode, ils témoi­gnent cou­ra­geu­se­ment de cette Espérance. Nous avons aussi, là où nous sommes, à témoi­gner de notre espé­rance : comme l’a dit le Pape Benoît XVI, lors de son récent voyage au Bénin : « l’espé­rance, ce n’est pas être ingénu, c’est poser un acte de foi en Dieu », témoi­gner du Christ dans le monde, c’est tou­jours un acte de foi.

L’Epiphanie, chaque année, nous rap­pelle le projet gran­diose de Dieu sur l’huma­nité, ce que le Cardinal de Bérulle, au XVIIè siècle, expri­mait ainsi : « Nous devons consi­dé­rer les Mages, non comme des per­son­nes par­ti­cu­liè­res venant adorer le Fils de Dieu pour elles-mêmes, mais comme des per­son­nes qui repré­sen­tent le monde et vien­nent au nom de toute la terre. »  Cette année, le Pape a lancé à tout le conti­nent afri­cain un mes­sage d’espé­rance : « Aie confiance, Afrique, et lève-toi, le Seigneur t’appelle. » ; ces mots concluaient son dis­cours du 19 novem­bre der­nier à Cotonou au Bénin.

Avec la quête pour les Eglises d’Afrique, nous sommes invi­tés, dans la mesure de nos moyens, à sou­te­nir le déve­lop­pe­ment des Eglises d’Afrique ; Saint Jean nous rap­pe­lait, il y a quel­ques jours : « nous devons aimer, non pas avec des paro­les et des dis­cours, mais par des actes et en vérité. »

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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