dimanche
26 février 2017
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Edito

Une grâce par­ti­cu­lière du Saint-Esprit

Quelques semai­nes après avoir sou­haité la bonne année « et sur­tout la santé ! », la jour­née mon­diale du malade (11 février - date de la pre­mière appa­ri­tion de Lourdes), réveille la ques­tion de la mala­die, et plus lar­ge­ment encore celle du mal ! Malheureux mys­tère ! Ce sont les mala­des eux-mêmes qui vont nous donner la réponse la plus juste. Leur situa­tion affai­blie semble anni­hi­ler leurs capa­ci­tés, et pour­tant comme saint Paul le dit : « c’est quand je suis faible que je suis fort ! » (2 Co 12,10). Le pape François le dit aussi. L’expé­rience du mal « trouve sa réponse authen­ti­que uni­que­ment dans la croix de Jésus, acte suprême de soli­da­rité de Dieu avec nous, tota­le­ment gra­tuit, tota­le­ment misé­ri­cor­dieux. »* Quand un frère malade m’appelle à venir le visi­ter, il me fait une grande grâce. Il me force à rompre avec ma vie d’homme, sou­vent trop pres­sée ou préoc­cu­pée (… par souci de bien faire !!?). Il met un frein à ce qui m’empor­tait loin de moi-même et loin de Dieu. Brutalement, je suis ramené au ser­vice gra­tuit du frère (la cha­rité), et au temps donné gra­tui­te­ment (une des expres­sions de la misé­ri­corde), et sou­vent même à la per­sé­vé­rance (l’Espérance selon Rm 5,5). « Notre monde oublie par­fois la valeur spé­ciale du temps passé auprès du lit d’un malade, parce qu’on est har­celé par la hâte, par la fré­né­sie de l’action, de la pro­duc­tion et on oublie la dimen­sion de la gra­tuité, de l’acte de pren­dre soin, de se char­ger de l’autre. »* Que cela ne soit pas le signe d’une « foi tiède, oublieuse de cette parole du Seigneur qui déclare : « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40) »*. Nous sommes donc face à une ques­tion spi­ri­tuelle, qui trou­vera sa solu­tion par une grâce spi­ri­tuelle. Très concrè­te­ment, le sacre­ment des mala­des apporte une vraie réponse pour le malade lui-même. Et puis­que nous venons de voir que ce mys­tère du mal concerne tout autant les bien-por­tants, il faut aussi une grâce pour eux. C’est la « sagesse du cœur », « un com­por­te­ment ins­piré par l’Esprit Saint dans l’esprit et le cœur de celui qui sait s’ouvrir à la souf­france des frères et reconnaît en eux l’image de Dieu »*. La grâce de la « sagesse du cœur » semble acquise, pour autant qu’on fasse le pre­mier pas de s’ouvrir à la souf­france du frère...

Père Bruno GUESPEREAU

 Toutes les cita­tions notées d’un * vien­nent du mes­sage du Pape pour la Journée Mondiale des Malades 2015.

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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