vendredi
22 septembre 2017
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Edito

Petite leçon d’his­toire

Nous sommes entrés en Carême mer­credi der­nier, mer­credi des cen­dres. A l’issue d’une des deux messes à l’assis­tance nom­breuse, un parois­sien m’inter­pelle en me deman­dant pour­quoi ce jour n’est pas férié. Cette ques­tion m’a conduit à quel­ques recher­ches. Sous l’Ancien Régime, les jours fériés étaient très nom­breux, par exem­ple dans le dio­cèse de Troie, en 1688, on en comp­tait 39 en plus des diman­ches. Après la Révolution, une déci­sion du Cardinal Caprara, en date du 9 avril 1802, ramena à quatre le nombre de fêtes reli­gieu­ses cor­res­pon­dant à des jours fériés et chômés : Noël, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint. De nom­breu­ses autres fêtes (Epiphanie, Fête-Dieu, Saint Pierre, Saint Paul …) furent repor­tées au diman­che sui­vant. Ce jour n’en reste pas moins impor­tant puisqu’il ouvre un nou­veau temps litur­gi­que. La pre­mière men­tion du Carême appa­raît au concile de Nicée. Il était conçu d’abord comme un temps d’ini­tia­tion pour les caté­chu­mè­nes et de péni­tence pour les pécheurs publics. Il com­men­çait au diman­che de la Quadragésime, c’est-à-dire le pre­mier diman­che de Carême. Mais comme on ne jeûne pas le diman­che, il n’y avait que 36 jours de jeûne, c’est pour­quoi le début du Carême a été trans­féré au mer­credi pré­cé­dent. Dès lors, il y avait le compte. L’impo­si­tion des cen­dres a été étendue à tous les chré­tiens et non plus seu­le­ment aux péni­tents, par le Pape Urbain II au concile de Bénévent en 1091.

A tous, bon et saint Carême.

Père Stanislas LEMERLE

Voir la der­nière feuille d’infor­ma­tion parois­siale

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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