lundi
27 février 2017
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Edito

Les dis­ci­ples de Jésus se sont que­rel­lés pour savoir « qui était le plus grand » (Mc 9,34). Mais la réac­tion de Jésus a été très simple : « Si quelqu’un veut être le pre­mier, qu’il soit le der­nier de tous et le ser­vi­teur de tous » (Mc 9,35). La vic­toire dont il est ques­tion ici se réa­lise dans le ser­vice mutuel, l’entraide, le sou­tien pour que s’esti­ment per­son­nel­le­ment ceux qui sont « les der­niers », les oubliés, les exclus. Pour tous les chré­tiens, l’expres­sion la plus par­faite de cet humble ser­vice, c’est Jésus Christ, dans sa vic­toire sur la mort et sa résur­rec­tion. C’est dans sa vie, son action, son ensei­gne­ment, sa souf­france, sa mort et sa résur­rec­tion que nous cher­chons com­ment mener, aujourd’hui, une vie de foi vic­to­rieuse qui se tra­duise dans un enga­ge­ment social vécu en esprit d’humi­lité, de ser­vice et de fidé­lité à l’Évangile. Et, alors qu’il allait connaî­tre la souf­france et la mort désor­mais pro­ches, Jésus priait pour que ses dis­ci­ples soient un, afin que le monde croie. Cette « vic­toire » n’est pos­si­ble que par une trans­for­ma­tion spi­ri­tuelle, une conver­sion. Il nous semble par consé­quent que nos médi­ta­tions devraient porter sur ces mots de l’Apôtre des Nations. Le but est de par­ve­nir à une vic­toire dont tous les chré­tiens soient rendus par­ti­ci­pants à tra­vers le ser­vice de Dieu et du pro­chain. C’est dans la prière et l’effort pour la pleine unité visi­ble de l’Église que nous-mêmes – et les tra­di­tions aux­quel­les nous appar­te­nons – seront chan­gés, trans­for­més et rendus sem­bla­bles au Christ. L’unité pour laquelle nous prions requiert peut-être le renou­veau de cer­tai­nes formes de vie ecclé­siale dont nous sommes fami­liers. C’est enthou­sias­mant mais cela peut aussi nous faire ter­ri­ble­ment peur ! Nous ne prions pas pour une unité qui ne serait qu’affaire d’amitié et de col­la­bo­ra­tion « confor­ta­bles ». C’est une unité qui requiert la volonté de renon­cer à toute concur­rence entre nous. Il nous faut nous ouvrir les uns aux autres, nous faire des dons et accep­ter d’en rece­voir en échange, afin de pou­voir entrer véri­ta­ble­ment dans la vie nou­velle pro­po­sée dans le Christ, qui est la seule vraie vic­toire.

Extrait du docu­ment pré­paré par le Conseil Pontifical pour la pro­mo­tion de l’unité des chré­tiens et la Commission Foi et Constitution du Conseil œcu­mé­ni­que des Eglises

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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