mercredi
23 août 2017
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Edito

C’est par une scène étonnante que Saint Marc inau­gure le minis­tère public de Jésus. Au début de l’évangile, juste après son bap­tême, la ten­ta­tion au désert et l’appel des quatre pre­miers dis­ci­ples, nous sommes invi­tés à nous lais­ser saisir par l’auto­rité du Christ et sa puis­sance libé­ra­trice. En ce lieu tra­di­tion­nel de l’ensei­gne­ment de la loi des juifs et le jour du Sabbat, Jésus va se démar­quer : « voici un ensei­gne­ment nou­veau, plein d’auto­rité » pro­cla­ment les témoins, saisis de frayeur. Quelle est donc cette auto­rité, hors du commun, dif­fé­rente de celle des scri­bes, et d’où lui vient-elle ? Jésus est le Messie, l’envoyé du Père qui, en lui, a mis tout son Amour. Dans l’unité de l’Esprit Saint, Ils ne font qu’Un. Le Fils se nour­rit de la volonté du Père qu’il accom­plit jusqu’au bout. Parole et acte sont une seule réa­lité, Jésus fait ce qu’il dit, et ce qu’il dit s’accom­plit en sa per­sonne, comme dans le Livre de la Genèse : « Que la Lumière soit et la lumière fut ». Lorsque Jésus nous dit l’amour infini du Père pour tous les hommes, il signe cet ensei­gne­ment du don de sa vie. Mais ce sont d’abord les audi­teurs qui reconnais­sent l’auto­rité de Jésus. Nous pen­sons bien sûr à cet homme pos­sédé d’un esprit impur, libéré, rendu à lui-même, mais aussi à tous les témoins de l’événement : ceux qui vont l’accueillir, en vivre, la pro­cla­mer, et ceux qu’elle pous­sera aux vio­len­ces les plus extrê­mes. L’auto­rité de Jésus fait gran­dir, elle est une force d’engen­dre­ment. Ceux qui reçoi­vent sa Parole en vérité décou­vrent qu’elle touche en eux quel­que chose de très pro­fond, qu’elle les bous­cule et leur fait faire un chemin inté­rieur étonnant. Elle leur révèle cette source, le cœur du Père, plein de ten­dresse, qui nous libère de nos faus­ses images de Dieu.

Le week-end der­nier, nous avons pu par­ta­ger ensem­ble l’annonce du départ de la com­mu­nauté des Eudistes en août 2013. C’est jus­te­ment en nous appuyant sur l’auto­rité de Jésus que nous pou­vons avan­cer ensem­ble et tenir dans l’espé­rance. Consentir, avec l’aide de la Vierge Marie, à ce qui nous dépasse et nous bous­cule et par­fois nous révolte, nous fait entrer dans une autre pers­pec­tive, celle de la grâce sura­bon­dante de Dieu. Il est fidèle, Il est tou­jours le même, l’Esprit Saint qui ani­mait saint Jean Eudes et ses dis­ci­ples d’hier et d’aujourd’hui. Au plus pro­fond de moi-même, je sais qu’Il nous don­nera tout et même plus que nous n’osons espé­rer. Je sais qu’Il veille sur vous, qu’Il vous por­tera jusqu’à l’émerveillement. « Jésus, je me confie en Toi ! »

Père Gilles Rousselet

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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