dimanche
30 avril 2017
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Edito
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Carphanaum

En ce cin­quième diman­che du temps ordi­naire, nous conti­nuons la lec­ture à la fois contem­pla­tive et médi­ta­tive de la « Journée de Jésus à Capharnaüm ».

Cette jour­née est la toute pre­mière jour­née du Ministère public de Jésus telle que l’Evangéliste Marc nous la relate : Jésus prie, ensei­gne, libère l’homme de ses démons, guérit les mala­des ; un résumé de toute l’acti­vité chré­tienne pro­po­sée par saint Marc aux pre­miers chré­tiens – et donc, à nous-mêmes aujourd’hui.

Il n’y avait ni presse, ni télé­vi­sion, ni Internet à Capharnaüm au temps de Jésus, mais les nou­vel­les cou­raient vite : « La ville entière se pres­sait à la porte… » Et pour­tant, l’atti­tude de Jésus est dérou­tante. Il ne veut pas tirer avan­tage per­son­nel de l’événement, il inter­dit à ceux qu’il a déli­vrés des esprits mau­vais de parler de lui… Il semble indif­fé­rent à son propre succès : le voilà qui s’échappe. Il sort de la ville et se retire dans un endroit désert pour prier – ins­tant pri­vi­lé­gié de tête à tête avec son Père, loin de tout – et quand Simon et ses com­pa­gnons le retrou­vent, il déclare : « Partons ailleurs dans les vil­la­ges voi­sins afin que là aussi, je pro­clame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti… ».

On peut dire que l’Evangile de Marc nous montre Jésus dans un mou­ve­ment inces­sant de sortie vers d’autres villes et vil­la­ges… « Sortir » indi­que en effet un aspect mar­quant de la mis­sion de Jésus et aussi de la nature pro­fonde de Dieu. Dieu sort de lui-même pour venir à la ren­contre des hommes, pour entrer en com­mu­nion avec eux, pour leur annon­cer la Bonne Nouvelle du Salut. Il se fait connaî­tre comme don de lui-même, don de la Vie, Amour qui dif­fuse l’Amour … et rien ne peut empê­cher ce mou­ve­ment créa­teur qui est en Dieu, ce mou­ve­ment de sortie de lui-même : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la mul­ti­tude » (Mc 10, 45).

Ce qui a fait sortir Jésus de Capharnaüm, c’est aussi le refus d’un cer­tain pou­voir média­ti­que par ses dons de gué­ris­seur. Les mira­cles accom­plis sont les signes que « le Règne de Dieu s’est appro­ché », que le « Règne de Dieu est déjà là » ; le risque serait de ne voir dans les mira­cles que le pro­dige, non la foi. Jésus guérit en même temps qu’il annonce le Royaume parce que le mal sous tous ses aspects contre­carre le projet bien­veillant de Dieu sur l’huma­nité.

Alors, contem­plons, médi­tons, comme le sug­gère saint Marc, cette page d’Evangile et tirons-en quel­ques pistes d’actions : sor­tons de nos « tours d’ivoire » pour écouter le bruit du monde, capter et répon­dre aux divers appels « au secours » des frères et sœurs en huma­nité, en dif­fi­culté, afin de les réconfor­ter, les sou­te­nir par des actes concrets, non par de belles paro­les plus ou moins ina­dap­tées. La souf­france est tou­jours un mal et tous nos efforts pour lutter contre les souf­fran­ces des hommes et contre toute mala­die vont dans le sens du projet de Dieu-Amour.

A la suite de saint Paul, la pro­cla­ma­tion de l’Evangile devrait être « une néces­sité » qui s’impose à chaque dis­ci­ple du Christ, à sa suite, avec, à l’esprit et dans le cœur, la convic­tion que la Bonne Nouvelle du Salut en Dieu n’est pas faite que de paro­les qui s’adres­se­raient à la seule intel­li­gence ou à la cons­cience mais, conjoin­te­ment, insé­pa­ra­ble­ment, une lutte contre tout ce qui fait souf­frir ou défi­gure l’être humain. C’est ce qui fonde notre prière, dans la lumière et la force de l’Esprit-Saint.

Jean Amouriaux, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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