mercredi
22 novembre 2017
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Edito

Jésus au désertNous voici donc en route, depuis mer­credi, pour 40 jours jusqu’à Pâques. En ce pre­mier diman­che de carême, l’Eglise nous met en face de ce mys­tère de la vie de Jésus : la ten­ta­tion au désert. L’Evangile selon Saint Marc, l’évangile de cette année, évoque ce moment d’une façon extrê­me­ment dépouillée : « L’Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert, Il resta qua­rante jours, tenté par Satan. »

« L’Esprit pousse Jésus au désert » Jésus met ses pas dans ceux des grands ancê­tres d’Israël : de Moïse, qui a conduit le peuple pen­dant 40 ans à tra­vers le désert ; d’Elie, qui a passé 40 jours au désert avant sa ren­contre avec Dieu à l’Horeb. Le désert est un lieu d’épreuve, de ten­ta­tion, c’est le lieu de la faim et de la soif, le lieu de tous les mira­ges, du plus char­nel au plus spi­ri­tuel ; tous les désirs, tous les rêves de l’homme s’y trou­vent exa­cer­bés. Mais le désert est aussi le lieu où se révèle l’Unique, si l’on y vient avec un cœur de pauvre : au désert, Dieu peut deve­nir le grand fami­lier, rien n’y dis­trait de la ren­contre avec lui.

« Dans le désert, Il resta 40 jours tenté par Satan » Parce que les pen­sées de Dieu ne sont pas celles des hommes, et parce que Jésus a assumé plei­ne­ment notre nature humaine, Il a dû sans cesse faire le choix de la fidé­lité à son Père, de la fidé­lité à sa mis­sion. Aussi, la plus forte ten­ta­tion fut-elle sans aucun doute celle d’échapper aux consé­quen­ces tra­gi­ques de l’annonce inté­grale de l’Evangile ; c’est la ten­ta­tion de se lais­ser détour­ner de sa mis­sion, mis­sion qui est de guérir l’homme de toute misère, de ras­sem­bler dans l’unité ses frères dis­per­sés, de révé­ler à quel par­tage de la vie même de Dieu chacun de nous est appelé.

Saint Matthieu et saint Luc par­lent de trois ten­ta­tions : ten­ta­tion de l’avoir, en chan­geant les pier­res en pain ; ten­ta­tion du savoir, en se jetant du haut du Temple, puis­que l’Ecriture pro­met­tait que Dieu secour­rait son Messie ; ten­ta­tion du pou­voir, en régnant sur le monde, à condi­tion de se pros­ter­ner devant le démon. Ces trois ten­ta­tions visent toutes à faire radi­ca­le­ment dévier le Christ de sa mis­sion, à s’affir­mer comme un Messie triom­pha­teur, s’impo­sant par la puis­sance, par des gestes spec­ta­cu­lai­res : tout l’inverse de ce que fut la vie de Jésus, tout entière livrée aux mains des hommes.

Commentant cet Evangile, saint Augustin disait : « Dans le Christ, c’est toi qui étais tenté, parce que le Christ tenait de toi sa chair, pour te donner le salut… ; s’Il n’avait pas été tenté, Il ne t’aurait pas ensei­gné, à toi qui dois être soumis à la ten­ta­tion, com­ment on rem­porte la vic­toire. »

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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