dimanche
26 février 2017
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Edito

La veuve de l’Evangile, en venant au Temple, se croyait seule, aban­don­née des hommes, sans avenir, prête à mourir, … comme toutes les veuves à l’époque du Christ. Femme sans tra­vail, sans pos­té­rité (donc sans res­sour­ces). A-t-elle même un lieu décent pour vivre ? Si elle n’a pas été ré-épousée par son beau-frère, elle est vrai­ment seule. Montant au Temple ce jour là, elle se croyait seule, peut-être même se sen­tait-elle aban­don­née de Dieu. Et pour­tant elle offre à son Dieu encore quel­que chose. On devrait même dire qu’elle s’offre elle-même. Cela, Jésus ne pou­vait man­quer de le voir, lui qui va très bien­tôt aussi s’offrir lui-même. Elle se croyait seule et Dieu est là qui la voit. Et Dieu est tou­jours là pour voir nos détres­ses, plus encore il est là pour les porter. Sans doute vous rap­pe­lez-vous l’his­toire des traces de pas dans le sable – quand il n’y a plus qu’une trace, c’est celle de Dieu qui nous porte. Mais il faut aller plus loin. L’Evangile de ce diman­che (Mc 12) est l’anti­cham­bre de la Passion. Où est Dieu au Golgotha ? Nous voit-il dans nos lits de souf­france, dans nos détres­ses économiques, fami­lia­les, etc. ? Où est Dieu ? La réponse est donnée par Elie Wiesel(1) quand il doit assis­ter au sup­plice d’un jeune homme à Auschwitz. Il dit : « C’était un enfant au visage fin et beau…/… Et der­rière moi, j’enten­dais quelqu’un mur­mu­rer : “ Où donc est Dieu ? ” Et je sen­tais en moi une voix qui lui répon­dait : “ Le voici, il est pendu ici à cette potence ”. » Ce qui a “ assas­siné ” la foi d’Elie Wiesel, peut aussi nous la rendre. Il nous a donné la réponse. Dieu est en nous aux bons moments comme aux pires. Il souf­fre dans le mar­tyre de nos frères chré­tiens de Bethléem et de tout l’Orient. Si le Christ a été aussi sen­si­ble à cette veuve qui se croyait seule, il le sera aussi pour nous quand nous don­nons de notre néces­saire, quand nous nous offrons à Dieu.

Père Bruno GUESPEREAU

(1) Elie Wiesel, La Nuit, Paris, éd. de Poche, p. 60.

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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