lundi
24 avril 2017
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Edito

Avec la fête des Rameaux com­mence la Semaine Sainte, sommet de l’année litur­gi­que. Au cours de ces saints jours, le Seigneur Jésus achève le cours de sa vie ter­res­tre, ou, plutôt, il convient de dire qu’il « accom­plit » sa vie, selon ses der­niè­res paro­les sur la croix. Aujourd’hui, nous sommes invi­tés à célé­brer l’ouver­ture de la Semaine Sainte. Cette inau­gu­ra­tion prend l’allure d’une pro­phé­tie déjà pro­cla­mée, avec cepen­dant une pointe d’ambi­guïté car le cœur des témoins est plei­ne­ment à la fête mais il faudra la suite des événements pour saisir le sens pro­fond de cette pro­phé­tie.

« Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : béni soit le Règne qui vient, celui de notre Père David ! » Par cette accla­ma­tion vient se ras­sem­bler en Jésus toute la Promesse de l’Ancien Testament. Le roi David, par la foi d’Israël, demeure le signe défi­ni­tif de la Promesse de Dieu. Le Messie serait un Messie-Roi. Il établirait son trône dans Jérusalem. C’est bien sous cette figure de Messie-Roi triom­phant que les évangélistes décri­vent l’entrée de Jésus à Jérusalem. Les dis­ci­ples, cer­tai­ne­ment très heu­reux également, voient de leurs yeux s’accom­plir ce qu’eux-mêmes avaient dit de Jésus, sans trop savoir la pro­fon­deur de ce qu’ils disaient, uni­que­ment parce qu’ils lui fai­saient confiance et sous le souf­fle de l’Esprit Saint : « tu es le Messie, le fils du Dieu vivant. »…

Pourtant, nous savons que le triom­phe de Jésus sera de courte durée. La Passion que nous pro­cla­mons et médi­tons aujourd’hui nous le dit clai­re­ment. Quelques jours suf­fi­sent pour que, tous, foule et dis­ci­ples, oublient le triom­phe des Rameaux. Pire, cette entrée de Jésus à Jérusalem va appa­raî­tre comme une impos­ture de sa part. Oui, la fête des Rameaux était juste et vraie. Elle don­nait le coup d’envoi du « grand accom­plis­se­ment ». Mais elle était pro­phé­tie de l’accom­plis­se­ment et du triom­phe de Pâques que per­sonne ne pou­vait ima­gi­ner à ce moment-là, à savoir que pour entrer dans sa Résurrection, « il fal­lait que Jésus le Christ passe par la souf­france et la mort ! » Voilà l’inad­mis­si­ble pour les dis­ci­ples et tous les croyants de l’époque. Devant la déchéance de Jésus au niveau de l’esclave, son arres­ta­tion, sa cru­ci­fixion, per­sonne ne pen­sera plus au Messie. Les dis­ci­ples eux-mêmes chan­cel­le­ront ; l’un le trahit, l’autre le renie, et tous aban­don­nent le maître et l’ami pri­son­nier. Pendant ces jours qui nous sépa­rent du Vendredi Saint, entrons en nous-mêmes.

De toute notre amitié et res­pect pour Jésus, inter­ro­geons-nous sur la qua­lité, la valeur de notre fidé­lité à son égard. Sans doute, trou­ve­rons-nous en nous-mêmes les mêmes sen­ti­ments par­ta­gés qu’éprouvèrent les dis­ci­ples de Jésus. Nous sommes davan­tage prompts et à l’aise à l’égard de Jésus lorsqu’il nous apporte joie, réconfort… Nous sommes par contre sou­vent saisis par le doute, ou, au moins, inter­pel­lés lors­que le même Jésus nous invite à nous asso­cier à la phase dou­lou­reuse de son pas­sage à la croix et à sa mort pour le suivre.

Redisons-nous alors, que, par notre bap­tême, nous ne sommes intro­duits dans sa Résurrection qu’après avoir été plon­gés dans sa mort ; rap­pe­lons-nous que dans chaque eucha­ris­tie, nous célé­brons, certes, le Ressuscité, mais dans l’acte même où Il consent à se lais­ser attein­dre par tous les péchés du monde. C’est ainsi que, sauvés par Lui, nous pou­vons et devons deve­nir par sa force et à notre tour, des sau­veurs pour nos frères en ayant en per­ma­nence à l’esprit que le Christ a montré le maxi­mum de ce don total de soi-même pour le bien de nous tous, de la « mul­ti­tude » : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance répandu pour la mul­ti­tude. » Sainte marche vers Pâques.

Jean Amouriaux, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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