vendredi
28 avril 2017
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Edito

La litur­gie du diman­che des Rameaux, déployée mais également sobre et dépouillée, nous fait passer en quel­ques ins­tants de l’eupho­rie d’une foule en liesse à la gra­vité d’un petit reste de fidè­les, d’une cla­meur bruyante à un silence tra­gi­que. Aujourd’hui, la foule bénit « l’envoyé de Dieu ». Demain, elle fera de lui le blas­phé­ma­teur.

Aujourd’hui, elle élève des rameaux en son hon­neur. Demain, elle le fla­gel­lera comme un traî­tre.

Aujourd’hui, de mul­ti­ples rameaux. Demain, un seul Arbre de Vie.

Aujourd’hui, le Christ est le Sauveur dans la lignée de David. Demain, Il sera relé­gué au rang de mal­fai­teur.

Aujourd’hui, il convient de louer publi­que­ment. Demain, les plus pro­ches le renie­ront en secret.

Aujourd’hui, l’onc­tion. Demain, le vinai­gre.

Aujourd’hui, la renom­mée. Demain, le procès.

Aujourd’hui, la vêture mes­sia­ni­que. Demain, le par­tage de la Tunique sans cou­ture.

Aujourd’hui, Jérusalem demande : « Qui est cet Homme ? ». Demain, Pilate, embar­rassé s’excla­mera : « Voici l’Homme. »

Aujourd’hui, un triple « Hosanna ». Demain, un triple renie­ment crain­tif et une triple chute sous le poids de la croix.

Aujourd’hui, chemin glo­rieux sur une humble mon­ture. Demain, chemin dou­lou­reux vers le Golgotha.

Aujourd’hui, les portes de la ville s’ouvrent. Demain, la pierre du tom­beau se refer­mera sur le silence de la mort.

En cette Sainte Semaine, ne res­tons pas spec­ta­teurs de la dra­ma­ti­que humaine et divine. Vibrant appel de notre monde. Brandir les rameaux, c’est consen­tir à l’amour jusqu’au bout.

Père Stanislas LEMERLE

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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