jeudi
20 juillet 2017
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Edito

Dans l’évangile de ce diman­che, saint Jean nous parle de la rela­tion des chré­tiens à leur Seigneur, de cette com­mu­nion intime qui n’a pas d’équivalent dans l’expé­rience humaine ordi­naire. Et, parce que nos mots de tous les jours sont bien inca­pa­bles d’expri­mer cette réa­lité mys­té­rieuse, il recourt au pou­voir évocateur d’une vieille image bibli­que, celle de la vigne, qu’il reprend et déve­loppe pour nous révé­ler que nous demeu­rons dans le Christ et que le Christ demeure en nous « Moi, je suis la vigne, et vous, les sar­ments. » Cette révé­la­tion, à laquelle nous ne sommes sans doute pas tou­jours assez atten­tifs, trouve un écho signi­fi­ca­tif dans cette autre parole de Jésus « Le Père est en moi, comme je suis dans le Père » (Jn 10,38). Du même coup, des pers­pec­ti­ves insoup­çon­nées s’ouvrent pour nous. C’est une manière nou­velle, toute inté­rieure et pro­pre­ment mys­ti­que, de com­pren­dre notre voca­tion de dis­ci­ples du Christ : « En ce jour-là, vous connaî­trez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous » (Jn 14,20).

Le Christ se mani­feste à nous comme la source de notre vie et comme le secret de l’effi­ca­cité de notre action : « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » On ne tra­hira cer­tai­ne­ment pas sa pensée en ajou­tant que, si nous demeu­rons en lui et lui en nous, nous pou­vons accom­plir des mer­veilles, de même que le sar­ment atta­ché au cep et vivant de sa vie peut donner beau­coup de fruit. Ainsi donc, aujourd’hui Jésus nous met en garde contre une suf­fi­sance bien contraire à l’esprit de l’Evangile ; mais il nous invite en même temps à la confiance : « Celui qui croit en moi fera lui aussi les œuvres que je fais ; il en fera même de plus gran­des, parce que je vais au Père » (J, 14,12).

Père Gérard Chantereau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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