lundi
27 février 2017
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Edito

Entre l’Ascension et la Pentecôte, nous vivons la grande neu­vaine au Saint-Esprit : « Viens rem­plir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidè­les… Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. »

Il fal­lait que l’Esprit soit donné pour com­pren­dre la Seigneurie du Christ ; les Actes des Apôtres mar­quent clai­re­ment une suc­ces­sion : « Dieu L’a res­sus­cité, ce Jésus ; nous en sommes témoins. Et main­te­nant, exalté par la droite de Dieu, Il a reçu du Père l’Esprit Saint, objet de la pro­messe, et l’a répandu. » (Ac 2,33)

Mais les Apôtres com­pren­dront peu à peu que si Jésus est déclaré Seigneur, c’est qu’Il l’est depuis tou­jours ; ils com­pren­dront aussi que si Jésus est rempli de l’Esprit Saint au point de le répan­dre sur tous, c’est qu’Il avait, depuis tou­jours, une rela­tion unique avec cet Esprit.

Toute la vie de Jésus va être relue à cette lumière : le secret de l’action de Jésus, c’est qu’Il est mû par l’Esprit ; cet Esprit est au prin­cipe même de l’exis­tence humaine de Jésus, de sa mis­sion, de tout son com­por­te­ment de pro­phète du Règne de Dieu ; au prin­cipe de sa connais­sance, rem­plie d’allé­gresse, de sa rela­tion au Père ; au prin­cipe de la pro­messe d’envoyer cet Esprit. On ne ren­contre pas Jésus sans l’Esprit : voilà pour­quoi Jésus dit : « Il vous est bon que je m’en aille, sinon l’Esprit ne vien­dra pas à vous. » (Jn 16,7). « L’Esprit de vérité vous conduira vers la vérité tout entière » (Jn 16,13).

Dans le 2è volume de son ouvrage « Jésus de Nazareth », le Pape Benoît XVI écrit : « Il (Jésus) n’est pas « parti », mais, en vertu du pou­voir même de Dieu, Il est main­te­nant tou­jours pré­sent à côté de nous et pour nous… Le fait de partir est aussi une venue, un nou­veau mode de proxi­mité, de pré­sence per­ma­nente à laquelle Jean relie aussi la joie... » (Jésus de Nazareth, II, p. 320-321).

Cette pré­sence per­ma­nente est celle de l’Esprit, l’Esprit de Dieu qui a res­sus­cité Jésus.

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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