vendredi
31 mars 2017
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Edito

Alors que l’Eglise uni­ver­selle va clore l’année jubi­laire de la misé­ri­corde, nous ache­vons ce petit voca­bu­laire s’y rap­por­tant avec la notion qui sans doute est la plus dif­fi­cile à enten­dre : l’indul­gence. Le mot même peut révul­ser car connoté his­to­ri­que­ment, théo­lo­gi­que­ment et pas­to­ra­le­ment du fait des abus dont il a été l’objet. Si le mot est mal com­pris, c’est sur­tout parce que l’on ne com­prend que par­tiel­le­ment le sens du sacre­ment du pardon. Car l’indul­gence est d’abord une richesse de l’Eglise et de la com­mu­nion des saints qui lui est atta­chée. Le Catéchisme de l’Eglise catho­li­que l’entend comme « la rémis­sion devant Dieu de la peine tem­po­relle due pour les péchés dont la faute est déjà effa­cée. » Prenons un exem­ple pour illus­trer cette défi­ni­tion peu lisi­ble. Quand on se blesse par cou­pure, la plaie peut être soi­gnée et guérie mais il reste tou­jours une cica­trice. Or si le pardon guérit la bles­sure, seule l’indul­gence peut rendre moins dou­lou­reuse la cica­trice voire la faire dis­pa­raî­tre. Le pape François exprime cela de manière plus théo­lo­gi­que en disant : « Dans le sacre­ment de la Réconciliation, Dieu par­donne les péchés, et ils sont réel­le­ment effa­cés, cepen­dant que demeure l’empreinte néga­tive des péchés dans nos com­por­te­ments et nos pen­sées. La misé­ri­corde de Dieu est cepen­dant plus forte que ceci. Elle devient l’indul­gence du Père qui rejoint le pécheur par­donné à tra­vers l’épouse du Christ, et le libère de tout ce qui reste des consé­quen­ces du péché, lui don­nant d’agir avec cha­rité, de gran­dir dans l’amour plutôt que de retom­ber dans le péché… Vivre l’indul­gence de l’Année Sainte, c’est s’appro­cher de la misé­ri­corde du Père, avec la cer­ti­tude que son pardon s’étend à toute la vie des croyants. L’indul­gence, c’est l’expé­rience de la sain­teté de l’Eglise qui donne à tous de pren­dre part au béné­fice de la Rédemption du Christ, en fai­sant en sorte que le pardon par­vienne jusqu’aux extrê­mes consé­quen­ces que rejoint l’amour de Dieu. » Misericordiae Vultus n°22


Père Stanislas LEMERLE

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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