mercredi
18 octobre 2017
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Edito

Le som­meil est une chose étrange qui vous prend (ou non !) malgré vous. C’est une réa­lité qui rend l’homme impuis­sant. La bible raf­fole donc de ce sujet qui permet à Dieu d’agir et d’entraî­ner l’homme là où il ne sait ou ne peut aller seul. Ainsi, de grands moments de l’Ancien Testament se pas­sent dans un som­meil : la créa­tion de la femme, la cécité de Tobie, la chute de Samson, etc. Qu’il s’agisse d’évènements tra­gi­ques ou immé­dia­te­ment béné­fi­ques, ils sont le moyen pour Dieu de faire avan­cer son plan et, pour l’homme, d’appren­dre à se lais­ser faire. N’est-ce pas le début de la foi ? A la Transfiguration, les Apôtres sor­tent du som­meil pour décou­vrir une nou­velle dimen­sion du Christ : sa divi­nité. Mais puis­que cette mani­fes­ta­tion a une fin, Jésus annonce aussi qu’il connai­tra une fin ter­res­tre. Aujourd’hui, c’est Lazare qui dort d’un som­meil mys­té­rieux. Jésus affirme qu’il s’agit bien de la mort ; et pour­tant elle n’aura pas le der­nier mot. C’est une façon très forte d’annon­cer que Lui-même va mourir, mais en res­sor­tira. Lazare est le signe : un signe qui aura d’ailleurs un fort impact sur les juifs, car « beau­coup cru­rent en Lui ». Par Lazare s’annonce quel­que chose de nou­veau. Et puis­que Dieu a permis que Lazare tra­verse ce som­meil par­ti­cu­lier (avouons-le, la mort !) cela nous aide à croire dès main­te­nant à notre résur­rec­tion cor­po­relle. « Je crois à la résur­rec­tion de la chair » disons-nous dans le Credo. Avec une telle pro­messe, notre carême ne peut plus som­brer dans le som­meil !

Père Bruno GUESPEREAU

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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