lundi
20 novembre 2017
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Edito

« Dites-moi doc­teur, c’est grave ? » C’est ce qui nous vient à l’esprit quand on entend cet Evangile de Mt 18, à propos du péché. Jésus, pour une fois, donne un remède très précis. La poso­lo­gie est pro­gres­sive et doit res­pec­ter trois étapes : Tu iras voir celui qui t’a causé du mal pour le repren­dre, d’abord seul à seul, puis avec deux ou trois témoins, et enfin avec l’Eglise ! Le péché, c’est sérieux ! Contrairement à beau­coup de médi­ca­ments qui vous pro­met­tent monts et mer­veilles, ce soin peut ne pas abou­tir ! Ou plutôt le Christ ne garan­tit pas que néces­sai­re­ment nous serons réconci­liés, ou que l’autre reconnai­tra son tort ! Le Christ garan­tit d’être pré­sent quand vous serez avec deux ou trois témoins, et a for­tiori pré­sent avec toute l’assem­blée de l’Eglise. Ainsi il faut se poser, dans la foi, la ques­tion de ce qui est le plus pro­fi­ta­ble : avoir « gagné son frère », ou bien avoir tout tenté dans l’amour ? Avoir gagné son frère signi­fie avoir obtenu la reconnais­sance du mal, c’est ce qu’on attend tous, mais cela appelle mon pardon ! Avoir tout tenté dans l’amour signi­fie que cette épreuve qui m’a été infli­gée (et qui peut être dou­lou­reuse), appelle de ma part de reve­nir vers mon frère avec à la fois un cœur blessé mais qui pour­tant va mani­fes­ter beau­coup d’amour pour repren­dre mon frère, sans morale ni culpa­bi­li­sa­tion, mais avec vérité, jus­tice et man­sué­tude. Le mot, peut-être trop oublié, est syno­nyme de : bien­veillance, bonté, indul­gence, misé­ri­corde ! L’inté­rêt de cet évangile est d’asso­cier la pro­messe du Christ : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis là » et le devoir de repren­dre son frère par un dépas­se­ment d’amour, par la man­sué­tude. En effet com­ment pour­rions-nous, Seigneur, avec un cœur blessé, mani­fes­ter plus d’amour si tu n’es pas là ? Et tu nous réponds : « Ne quitte pas tes frères cette année, et priez ensem­ble ! »

Père Bruno GUESPEREAU

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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