lundi
16 janvier 2017
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Edito

L’épitre de St. Jacques cons­ti­tue la deuxième lec­ture des diman­ches de ce mois de sep­tem­bre ; c’est un texte très concret, qui offre une suc­ces­sion de petits tableaux pris sur le vif : aujourd’hui nous assis­tons à l’arri­vée de deux per­son­nes que tout oppose, au moins exté­rieu­re­ment.

Ces deux per­son­nes vien­nent par­ti­ci­per à l’assem­blée domi­ni­cale : il faut se rap­pe­ler que dans les tout pre­miers temps de l’Eglise, ces assem­blées ne se tien­nent pas dans une église, il n’existe pas encore d’édifice par­ti­cu­lier pour célé­brer l’eucha­ris­tie ; on se réunit, le plus sou­vent, chez des par­ti­cu­liers. Ces deux per­son­nes qui vien­nent par­ti­ci­per à l’assem­blée domi­ni­cale sont toutes deux dis­ci­ples de Jésus : l’une porte des vête­ments ruti­lants et une bague en or ; l’autre n’est sans doute pas bien riche, la manière dont elle est vêtue le prouve. Comment va-t-on rece­voir ces deux frères qui vien­nent d’arri­ver ? Serait-il conve­na­ble d’offrir au plus riche un fau­teuil, et de dire à l’autre : « reste débout » ou « assieds-toi par­terre » ?

Le temps n’est pas si éloigné où, dans nos églises, il y avait des places réser­vées pour les nota­bles du pays, et où, aux inhu­ma­tions, il exis­tait des « clas­ses » : riches et pau­vres ne rele­vaient pas, semble-t-il, tout à fait de la même Eglise ! De-puis long­temps, et c’est fort heu­reux, on a réagi contre ces habi­tu­des si peu évangé-liques, mais qui rap­pe­laient assez la scène évoquée aujourd’hui dans l’Epitre de St. Jacques Un exem­ple vécu peut nous rap­pe­ler ce que l’Apôtre veut nous faire com­pren­dre. Vers la fin de sa vie, Don Bosco écrivit au curé d’une impor­tante paroisse de Paris et se pré­sente ainsi : « je suis un pauvre prêtre ita­lien ; mon minis­tère m’oblige à me rendre à Paris ; vous serait-il pos­si­ble de me rece­voir quel­ques jours ? » Le curé qui reçut cette lettre n’avait sans doute pas le cha­risme de l’hos­pi­ta­lité : il y avait bien, sous les com­bles, dans son vaste pres­by­tère, une bien modeste cham­bre au 6e étage ; c’est là qu’il ins­talla Don Bosco ; or il était âgé et mon­tait dif­fi­cile-ment les esca­liers. Quelques mois plus tard, Don Bosco, rentré en Italie, mourut. Les jour­naux fran­çais par­lè­rent de ce prêtre mer­veilleux et lais­sè­rent enten­dre - ils ne se trom­paient pas - que Don Bosco était un saint. Le curé lut un de ces arti­cles : pas d’erreur, il s’agis­sait du petit prêtre ita­lien qu’il avait reçu quel­ques temps aupa-ravant. Alors il eut ce mot : « Ah ! Si l’on avait su que c’était un saint, on l’aurait reçu autre­ment ! »…

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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