lundi
20 novembre 2017
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Edito

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
C’est la réponse de Jésus à ses inter­lo­cu­teurs. Ceux-ci veu­lent sa perte. Ils ont com­pris que Jésus se pré­sente comme le Messie attendu mais ils atten­dent un libé­ra­teur poli­tico-reli­gieux, un roi suc­ces­seur de David pour recons­ti­tuer son royaume humai­ne­ment glo­rieux et indé­pen­dant. Dès lors, quoi de plus facile pour le perdre que de le mettre en concur­rence avec celui qui détient le pou­voir en fait ? Jésus leur adresse trois répon­ses :

  • Tout pouvoir de fait est responsable devant Dieu. Il le fera comprendre à Pilate : « tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut. » C’est ainsi qu’on peut comprendre la manière dont le prophète Isaïe présente un roi païen comme détenant de Dieu son Pouvoir.
  • « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Jésus n’est pas en concurrence avec César. Il ne joue pas dans la même catégorie. Il n’est pas un roi temporel mais l’Envoyé de Dieu pour sauver l’humanité entière.
  • Rendez à Dieu ce qui est à lui. Jésus, qui ne s’arrête pas aux apparences, voit en toute personne humaine le citoyen qui respecte le pouvoir établi en fait. Mais il voit aussi en elle l’enfant de Dieu appelé à lui rendre grâce pour sa miséricorde et à accueillir la vie éternelle.

Une prière tirée de la litur­gie nous oriente bien dans cet esprit : « Tu as voulu, Seigneur, que la puis­sance de l’Evangile tra­vaille le monde à la manière d’un fer­ment ; veille sur tous ceux qui ont à répon­dre à leur voca­tion chré­tienne au milieu des occu­pa­tions de ce monde : qu’ils cher­chent tou­jours l’Esprit du Christ, pour qu’en accom­plis­sant leurs tâches d’hommes, ils tra­vaillent à l’avè­ne­ment de ton Règne. »

Père Christophe MARTIN

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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