dimanche
23 juillet 2017
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Edito

Dimanche der­nier, nous enten­dions le récit où saint Marc rap­porte la pre­mière annonce par Jésus de sa pas­sion, de sa mort et de sa résur­rec­tion. Aujourd’hui l’évangéliste nous montre le Maître dévoi­lant de nou­veau à ses com­pa­gnons le sort qui l’attend à Jérusalem.

Si nous sommes hon­nê­tes, nous ne devons pas nous offus­quer de leur réac­tion : « Ils ne com­pre­naient pas ces paro­les et ils avaient peur de l’inter­ro­ger. » Sans doute pres­sen­taient-ils, plus ou moins confu­sé­ment, les pers­pec­ti­ves inquié­tan­tes que ses propos lais­saient entre­voir. Ne leur avait-il pas déclaré que, pour le suivre, il leur fal­lait accep­ter de « perdre sa vie pour lui et l’Evangile » ?

Jésus les amène alors à expri­mer ouver­te­ment ce qui les habite : « De quoi dis­cu­tiez-vous en chemin ? » Saint Marc nous les montre tout penauds et gar­dant un silence gêné : « Ils avaient dis­cuté pour savoir qui était le plus grand. » Ainsi appa­raît en pleine lumière la soli­tude de Jésus au milieu de ceux qu’il a pour­tant choi­sis et appe­lés : tandis que, se vou­lant le ser­vi­teur de tous, il est déjà tout tourné vers l’offrande où s’accom­plira sa mis­sion, ses pro­ches entre­tien­nent de tout autres préoc­cu­pa­tions.

Et nous ? Chaque fois que nous nous lais­sons conduire par des consi­dé­ra­tions d’égoïsme ou d’amour-propre bien éloignées de l’Evangile, nous ces­sons de mar­cher à la suite de Jésus ; nous lui tour­nons le dos. Certes, il connaît bien notre fra­gi­lité et les contra­dic­tions dont nous nous accom­mo­dons par­fois trop faci­le­ment.

Qu’il nous accorde de décou­vrir de plus en plus que, si sa parole nous dérange et nous rebute, elle est, pour nous-mêmes et pour le monde, parole d’espé­rance et de vie !

Père Gérard Chantereau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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