mardi
14 août 2018
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Edito

L’été au Saint Esprit

Dans ma des­crip­tion des jar­dins en forme d’au revoir et merci, je ter­mi­nais les quel­ques mots adres­sés à la com­mu­nauté parois­siale en disant que dans un jardin de curé on trou­vait sou­vent une table et quel­ques chai­ses, par­fois lon­gues pour se repo­ser d’un dur labeur, d’une jour­née dif­fi­cile en goû­tant à la frai­cheur du soir d’une jour­née trop chaude, ou pour faire mémoire d’une année où l’on n’a pas vu le temps passer. Selon les condi­tions et les états de vie, l’été revêt une colo­ra­tion par­ti­cu­lière. L’été d’une mère ou d’une grand-mère n’est pas tout à fait le même que celui d’un jeune pro­fes­sion­nel céli­ba­taire ou d’un jeune couple, d’un enfant, d’un ado­les­cent ou d’une per­sonne âgée.La mère ou la grand-mère esti­mera qu’elle change seu­le­ment d’évier et sera contente deux fois, la pre­mière quand elle verra ses enfants et petits-enfants arri­ver et rem­plir une maison fami­liale deve­nue trop grande pour son vieux ménage et ses vieux os et la seconde, quand ils repar­ti­ront. Le jeune pro­fes­sion­nel en pro­fi­tera pour par­cou­rir le monde vers des contrées inconnues et puis s’en retour­nera « plein d’usage et raison vivre entre ses parents le reste de son âge. »1 Le jeune couple quit­tera sa vie trop tré­pi­dante pour un temps de res­sour­ce­ment spi­ri­tuel à l’écart de l’agi­ta­tion de notre monde pour une retraite spi­ri­tuelle et fera peut-être un détour vers les hauts lieux spi­ri­tuels qui jalon­nent les routes de France se posant la ques­tion : « Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? »2 L’enfant retrou­vera les joies sim­ples en redé­cou­vrant les plai­sirs qui les accom­pa­gnent : rem­plir le trou qu’il a creusé avec l’eau de la mer en d’inces­sants et infa­ti­ga­bles allers et retours, courir après les pigeons avec un sen­ti­ment de vaine puis­sance. L’ado­les­cent sor­tira de sa léthar­gie grâce à quel­que camp adapté à son âge qui lui fera goûter la joie de la vie en com­mu­nauté et le bon­heur du grand air pour dépen­ser son trop plein d’énergie et satis­faire son ima­gi­na­tion. La per­sonne âgée atten­dra peut-être en vain une visite ou un appel télé­pho­ni­que qui tar­dera. Le prêtre répon­dra à l’invi­ta­tion du Christ aux apô­tres de retour de mis­sion : « Venez à l’écart et repo­sez-vous un peu »3 sur­pris du dépouille­ment de son agenda et de la quié­tude de son télé­phone qui lui per­met­tront de pour­sui­vre les lec­tu­res aban­don­nées au chevet de son lit. Qui que vous soyez, bon et saint été !

Père Stanislas LEMERLE, curé

1 Joachim du BELLAY, Heureux qui comme Ulysse 2 Christiane SINGER 3 Evangile selon Saint Marc 6,31

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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