mardi
24 avril 2018
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Edito

Deux peti­tes para­bo­les …

De manière habi­tuelle, le 4è diman­che de Pâques, dit du Bon Pasteur, est consa­cré à la prière pour les voca­tions sacer­do­ta­les et reli­gieu­ses. A cette occa­sion deux peti­tes para­bo­les me revien­nent en mémoire. (1)

La pre­mière, pour un temps de grève. Une reli­gieuse, visi­tan­dine nous rap­porte-t-on était excep­tion­nel­le­ment sortie de son monas­tère pour un rendez-vous médi­cal un jour de grève géné­rale. Or n’ayant pas l’habi­tude de sortir dans le monde, elle est amenée à deman­der son chemin à quel­que mani­fes­tant. Or avec un peu d’humour, l’un deux le lui indi­que et colle, à son insu, sur son voile un auto­col­lant de la CGT. Tout l’après-midi la reli­gieuse s’est pro­mené avec son auto­col­lant. La plai­san­te­rie ne lui fut révé­lée qu’à son retour au monas­tère, où la com­mu­nauté ras­sem­blée ria de bon cœur. La char­mante vic­time de cette imper­ti­nence écrivit au secré­taire géné­ral du syn­di­cat en inter­pré­tant le sigle à sa manière « Christ, Gloire à Toi ». Sa lettre reçut la réponse sui­vante : « Je suis per­suadé que notre jeune cama­rade qui vous a indi­qué le chemin a lu dans vos yeux l’huma­nité pure et joyeuse que nous avons retrou­vée dans cha­cune des lignes de votre lettre… je vous par­donne volon­tiers l’inter­pré­ta­tion ori­gi­nale et per­son­nelle du sigle de notre confé­dé­ra­tion, car nous ne pou­vons avoir que de la consi­dé­ra­tion pour un char­pen­tier qui a révo­lu­tionné le monde ! »

La seconde, pour un temps d’union sacrée. Un évêque en visite pas­to­rale dans une des parois­ses de son dio­cèse où mal­heu­reu­se­ment il n’y avait plus de curé est accueilli par le maire de la com­mune. A la fin du déjeu­ner, arrive le temps des dis­cours. Le maire se lève et s’adresse à l’évêque en disant : « Monseigneur, au nom de la com­mune, je vous en sup­plie, envoyez-nous un prêtre. Un vil­lage sans curé perd son âme, nous avons besoin de l’homme de Dieu … » Le maire ayant achevé son dis­cours, l’évêque prend à son tour la parole : « Monsieur le Maire, je suis bien décidé à vous envoyer un prêtre mais à une seule condi­tion : envoyez-moi un sémi­na­riste ! » C’est peut-être cela, prier pour les voca­tions. Père Stanislas LEMERLE

(1) D’après : « Parabole d’un curé de cam­pa­gne » de Pierre TREVET

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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