mercredi
20 septembre 2017
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Edito

Les récen­tes feuilles heb­do­ma­dai­res parois­sia­les nous ont infor­més que « Mgr André Vingt-Trois a appelé au dia­co­nat per­ma­nent Jean-Louis Choplin et Ludovic Peaucelle, mem­bres de notre com­mu­nauté parois­siale. » La célé­bra­tion de leur ordi­na­tion et celle des sept autres ordi­nands du Diocèse de Paris, a eu lieu ce samedi 6 octo­bre à 10h à Notre-Dame de Paris.

Depuis des siè­cles, le dia­co­nat (ordre des dia­cres) ne sub­sis­tait dans l’Eglise catho­li­que latine que comme une étape vers le sacer­doce pres­by­té­ral (les prê­tres). Tout diacre était ordonné prêtre, sauf de raris­si­mes excep­tions, et tout prêtre aujourd’hui doit être ordonné diacre avant de rece­voir l’ordi­na­tion sacer­do­tale. Renouant avec l’anti­que tra­di­tion remon­tant aux pre­miers temps de l’Eglise, le concile Vatican II - dont nous fêtons le cin­quan­tième anni­ver­saire cette année - a décidé de donner la pos­si­bi­lité aux Evêques de réta­blir le dia­co­nat « comme degré propre et per­ma­nent » du sacre­ment de l’Ordre, s’ils le jugeaient oppor­tun.

Le Concile dit qu’il res­taure le dia­co­nat per­ma­nent pour faci­li­ter « l’accom­plis­se­ment des fonc­tions extrê­me­ment néces­sai­res à la vie de l’Eglise » (Constitution sur l’Eglise n° 29). Autrement dit, les Evêques, comme les Apôtres à la suite de Jésus, choi­sis­sent des col­la­bo­ra­teurs esti­més « néces­sai­res » à la vie de l’Eglise dont ils ont la charge. Par le sacre­ment de l’Ordre, le diacre reçoit l’Esprit-Saint et entre avec son Evêque et les prê­tres dans le statut des minis­tres ordon­nés.

Le diacre est ordonné « pour le ser­vice ». Il aide (le mot diacre, du grec dia­ko­nos, signi­fie ser­vi­teur ; le mot dia­ko­nia veut dire ser­vice) l’Evêque dans sa res­pon­sa­bi­lité au sein de l’Eglise locale. La Constitution « Lumen gen­tium » N° 29 dit tex­tuel­le­ment : « selon les dis­po­si­tions prises par l’auto­rité qua­li­fiée, il appar­tient aux dia­cres d’admi­nis­trer solen­nel­le­ment le bap­tême, de dis­tri­buer l’Eucharistie, d’assis­ter, au nom de l’Eglise, au mariage et de le bénir, de porter le via­ti­que aux souf­frants, de donner lec­ture aux fidè­les de la Sainte Ecriture, d’ins­truire et d’exhor­ter le peuple, de pré­si­der au culte et à la prière des fidè­les, d’être minis­tres des sacra­men­taux (dont les béné­dic­tions), de pré­si­der aux rites funè­bres et à la sépul­ture ». Consacrés aux offi­ces de cha­rité et d’admi­nis­tra­tion, les dia­cres ont à se sou­ve­nir de l’aver­tis­se­ment du bien­heu­reux Polycarpe : « être misé­ri­cor­dieux, zélés, mar­cher selon la vérité du Seigneur qui s’est fait minis­tre de tous. »

En lan­gage peut-être plus clair, le diacre per­ma­nent est ser­vi­teur : ser­vi­teur de la Parole de Dieu, ser­vi­teur de la Liturgie, ser­vi­teur du pro­chain, selon la mis­sion donnée par l’Evêque et en com­mu­nion avec lui. Notre Archevêque, André Vingt-Trois, disait, par le Motu pro­prio du 15 décem­bre 2009, que « les minis­tè­res dia­co­naux du Diocèse de Paris se défi­nis­sent en deux grands types : d’une part des dia­cres assu­mant des ser­vi­ces d’Eglise, dont le cadre dépasse celui de la paroisse, du doyenné et même du dio­cèse, voire au niveau natio­nal, et, d’autre part, des dia­cres qui sont ser­vi­teurs de la vie parois­siale, « dis­po­ni­bles pour l’annonce de l’Evangile et de la cha­rité de l’Eglise ». Il est fré­quent aussi que leur seule pré­sence en milieu pro­fes­sion­nel soit l’essen­tiel de leur mis­sion comme signes du « Christ ser­vi­teur ».

Voilà, en quel­ques mots, la sil­houette du dia­co­nat per­ma­nent et de ses mem­bres, dont désor­mais font partie Jean-Louis et Ludovic, pour les­quels nous ren­dons grâce au Seigneur et que nous accueillons au cours de la messe de 11h ce diman­che 7 octo­bre.

Jean Amouriaux, Diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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