lundi
24 juillet 2017
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Edito

« L’aveu­gle jeta son man­teau, bondit et courut vers Jésus. » (Mc 10,50). Quel élan ! En jetant son man­teau, Bartimée quitte tout pour suivre Jésus. Il bondit. Ce bond dans la nuit est le bond de la foi. Bartimée nous entraîne aujourd’hui sur le chemin de la sain­teté. Depuis le Concile Vatican II, nous pre­nons mieux cons­cience de ceci : tous les chré­tiens sont appe­lés à la sain­teté. « L’appel à la plé­ni­tude de la vie chré­tienne et à la per­fec­tion de la cha­rité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur état ou leur forme de vie. » (Lumen gen­tium, n° 40). Cela nous sur­prend peut-être…

La Fête de la TOUSSAINT est une bonne occa­sion pour écouter à nou­veau cette invi­ta­tion. Nous sommes invi­tés à la sain­teté mais pas à n’importe quelle forme de sain­teté : à la sain­teté chré­tienne.

Le 1er novem­bre, l’Eglise fête tous les dis­ci­ples du Christ, illus­tres ou ano­ny­mes, qui l’ont suivi hum­ble­ment sur le chemin des Béatitudes ; ils sont main­te­nant plei­ne­ment vivants. Cette solen­nité nous redonne cou­rage : la sain­teté est acces­si­ble. Souvent nous confon­dons la sain­teté avec la per­fec­tion humaine : pour être saint, il fau­drait être par­fait en toutes choses. Non, la sain­teté chré­tienne coha­bite avec des failles, des déchi­ru­res, des échecs : ce n’est pas d’abord l’équilibre psy­cho­lo­gi­que, ni le triom­phe de la vertu, comme chez cer­tains phi­lo­so­phes. C’est le règne du Christ dans nos vies. Il veut nous com­mu­ni­quer sa sain­teté. En réa­lité, notre sain­teté n’est pas la nôtre, c’est la sienne : une sain­teté « chris­tienne », chré­tienne. Ainsi cette sain­teté n’est pas d’abord un effort ascé­ti­que, mais la pré­sence en nous des sen­ti­ments du Christ, de ses vertus, de sa prière, de son amour pour le Père et pour les autres, de sa CHARITE.

« Etre chré­tien et être saint, c’est une même chose. » (Saint Jean Eudes, le Royaume de Jésus, p. 90).

« Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » Ce célè­bre verset de la Lettre de Saint Paul aux Galates (2,20) évoque une véri­ta­ble union trans­for­mante, habi­tuel­le­ment non-sentie. Par la foi, le Christ devient en quel­que sorte le sujet de mes actions. Lui et moi, nous agis­sons ensem­ble, mais l’élan vient de Lui.

Père René-Jacques Traonouïl

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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