vendredi
23 juin 2017
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Edito

A la ques­tion du scribe : « Quel est le pre­mier de tous les com­man­de­ments ? », Jésus répond en citant deux pas­sa­ges de la Loi de Moïse, tirés du Deutéronome (Dt 6,5) et du Livre des lévi­tes (Lv 19,18) : « Tu aime­ras le Seigneur ton Dieu… Tu aime­ras ton pro­chain comme toi-même. » Le scribe acquiesce à cette réponse. En décla­rant que « l’amour vaut mieux que toutes les offran­des et tous les sacri­fi­ces », il montre qu’il a bien assi­milé non seu­le­ment les pré­cep­tes de la Loi, mais aussi les ensei­gne­ments des pro­phè­tes d’Israël. En effet, Isaïe décla­rait : « A quoi bon m’offrir tant de sacri­fi­ces ? dit le Seigneur. Le sang des tau­reaux, des agneaux et des boucs, je n’en veux plus… Apprenez à faire le bien : recher­chez la jus­tice, mettez au pas l’oppres­seur, faites droit à l’orphe­lin, prenez la défense de la veuve » (Is 1,11,17). Et nous nous rap­pe­lons la for­mule d’Osée : « C’est l’amour que je désire, dit le Seigneur, et non les sacri­fi­ces » (Os 6,6). Notre scribe, qui a bien com­pris le primat de l’amour, entend Jésus lui dire : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » A sa manière, cette page d’évangile éclaire la démar­che de la litur­gie qui nous fait enten­dre et nous invite à médi­ter à lon­gueur d’année des pas­sa­ges de la Loi et des Prophètes. Ce fai­sant, elle met en œuvre la convic­tion rap­pe­lée avec force par le concile Vatican II : « Les chré­tiens doi­vent accep­ter avec véné­ra­tion les livres de l’Ancien Testament : en eux s’exprime un vif sens de Dieu ; en eux se trou­vent de subli­mes ensei­gne­ments sur Dieu, une bien­fai­sante sagesse sur la vie humaine, d’admi­ra­bles tré­sors de priè­res ; en eux enfin se trouve caché le mys­tère de notre salut » (Dei Verbum, n.15).

Père Gérard Chantereau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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