mardi
28 mars 2017
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Edito

En voilà une manière bien étrange de célé­brer des noces ! L’absence notoire de la jeune mariée. En plus de ne pas être nom­mé­ment men­tion­née, aucune allu­sion la concer­nant n’appa­raît dans les conver­sa­tions entre orga­ni­sa­teurs, convi­ves et l’époux. Qu’à cela ne tienne ! Mais quand il n’y a plus de vin, ni le maître du festin, ni les ser­vi­teurs ni même l’époux, aucune per­sonne ne s’en soucie. Quelle misère ! Et voici qu’une femme s’en enquiert et en parle à son fils qui donne une réponse pour le moins déso­bli­geante : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ». Ce dia­lo­gue qui aurait pu être entre l’époux et la mariée se trouve fort étonnamment entre Jésus et sa mère. C’est peut-être à ce niveau que se trouve le point névral­gi­que de la caté­chèse que l’évangéliste nous pro­pose. Nous sommes dans un récit à sens théo­lo­gi­que, rendu dans un voca­bu­laire sym­bo­li­que. Jésus et sa mère y occu­pent une place pré­pon­dé­rante.

C’est lors­que Jésus s’adresse aux ser­vi­teurs que la scène prend du relief. Des per­son­nes qui sont sen­sées être sous la direc­tion du maître du repas, vont faire exac­te­ment ce que Jésus leur dit, comme sa mère les y a pré­pa­rées. Partant, six cuves des­ti­nées aux ablu­tions rituel­les des juifs vont être rem­plies d’eau, laquelle eau va être du vin dans la bouche de tous ceux qui en boi­vent.

Ainsi, de l’imper­fec­tion humaine qui néces­site une puri­fi­ca­tion, nous arri­vons à un nouvel être au contact de l’eau vive que donne le Christ. Il nous faut lire cette page d’évangile à la lumière de Pâques pour suivre le pas­sage de l’eau au sang du Christ en pas­sant par le vin. Contre l’aigreur et l’insi­pi­dité de notre vie, Jésus nous offre sa pré­sence, son amour et de la joie pour une vie meilleure en lui. Le rôle de sa mère dans ce texte est régu­liè­re­ment rempli par l’Eglise, l’Epouse qui nous enfante pour Dieu. Alors qui est donc la mariée et où se trouve-t-elle ?

Père Cyprien Bombangui-Golemba

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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