dimanche
30 avril 2017
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Edito

Le début de l’évangile d’aujourd’hui reprend exac­te­ment la fin de l’évangile de diman­che der­nier : « cette parole de l’Ecriture que vous venez d’enten­dre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accom­plit. » (Lc 4,21). Jésus vient de lire dans la syna­go­gue de Nazareth la pro­phé­tie concer­nant le Serviteur du Seigneur et il pro­clame qu’il accom­plit lui-même cette pro­phé­tie aujourd’hui.

Dans l’évangile selon saint Luc, le mot « aujourd’hui » revient six fois pour sou­li­gner le « pré­sent » de l’œuvre de Jésus. Il est inté­res­sant de cher­cher dans la tra­di­tion juive la signi­fi­ca­tion de ce mot « aujourd’hui ». Depuis tou­jours, les rab­bins cher­chaient le sens d’une expres­sion par­ti­cu­lière du Livre de l’Exode qui décrit l’arri­vée du peuple au Sinaï : « Le troi­sième mois après leur sortie du pays d’Egypte, aujourd’hui même, les fils d’Israël arri­vè­rent au désert du Sinaï » (Ex 19,1 TOB). Pourquoi « aujourd’hui même » ? Parce que le jour du don de la Torah, la Loi divine, ne peut jamais deve­nir passé. Cet événement est un acte de Dieu qui demeure tou­jours actuel, tou­jours pré­sent à toutes les géné­ra­tions. Chaque acti­vité de Dieu est iné­pui­sa­ble. Le croyant qui lit la Bible reçoit la Parole de Dieu « aujourd’hui ». L’Eglise chré­tienne est ici l’héri­tière de l’ancien Testament. L’aujourd’hui du don de la Torah se renou­velle chaque jour, non seu­le­ment dans notre lec­ture de la Bible, mais dans toutes nos célé­bra­tions litur­gi­ques. C’est aujourd’hui que le Christ naît parmi nous, aujourd’hui qu’il « parle tandis qu’on lit dans l’Eglise les Saintes Ecritures » (Lumen Gentium, 7), aujourd’hui qu’il souf­fre et meurt sur la croix ; aujourd’hui qu’il res­sus­cite et nous envoie l’Esprit-Saint. Quand nous célé­brons l’eucha­ris­tie, nous ne nous rap­pe­lons pas sim­ple­ment ce qui s’est passé autre­fois, mais nous par­ti­ci­pons aujourd’hui à un acte tou­jours vivant.

Nous avons l’assu­rance que les faits et gestes sau­veurs du Christ s’accom­plis­sent dans un éternel pré­sent. C’est une invi­ta­tion pres­sante pour nous à entrer dans l’aujourd’hui de Dieu.

Père René-Jacques Traonouïl

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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