mercredi
20 septembre 2017
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Edito

Ce pas­sage de l’évangile de Luc cité ce troi­sième diman­che de carême ne nous laisse sur aucune équivoque : « Si vous ne vous conver­tis­sez pas, vous péri­rez tous de la même manière ». Nous pour­rions dire : Mais Seigneur nous n’en sommes qu’au troi­sième diman­che ! Suit la para­bole du « figuier sté­rile » telle qu’énoncée par Jésus qui vient nous dire que trois diman­ches devraient suf­fire à notre repen­tance. Le Maître quant à lui a pres­que fixé le terme ; le vigne­ron obtient une année, un temps de plus. Le Maître y consent avant de couper l’arbre. Il sait que son vigne­ron fera tout ; et que peut être cet arbre don­nera du fruit. Nous arrive-t-il de penser à la patience que Dieu déploie à notre égard ? Plus encore, pre­nons-nous le temps d’envi­sa­ger sa patience comme l’autre face de sa misé­ri­corde. Dieu res­pecte notre len­teur, nos ater­moie­ments, c’est un Dieu patient et misé­ri­cor­dieux, le psaume 102 que nous reli­rons illus­tre cela : « Le Seigneur est ten­dresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ». Mais sachons qu’il y a une exi­gence de la part de notre Seigneur : « Convertissez-vous ! Si vous ne vous conver­tis­sez pas, vous péri­rez ! ». C’est un aver­tis­se­ment, bien plus, cela est dit comme pour nous pré­ve­nir d’un péril dont lui-même ne pourra pas nous sauver. Nous savons ce que se conver­tir veut dire, chan­ger nos habi­tu­des, faire qu’il n’y ait aucune dis­tance entre le Christ et nous, ne pas jus­ti­fier nos actions à l’aune de notre juge­ment, être dans son jour à Lui, non dans le nôtre. Et c’est aussi cesser de récri­mi­ner contre Dieu, de le pren­dre à témoin, de lui impu­ter nos déboi­res. Il ne veut pas notre souf­france, jamais. Ce pas­sage d’Ezéchiel 18-23 exprime très pré­ci­sé­ment cela : « Prendrais-je plai­sir à la mort du méchant - et non pas plutôt à le voir renon­cer à sa conduite et vivre ? » Ainsi périr est un choix per­son­nel lié au refus de la conver­sion. Se conver­tir est une ques­tion vitale, une ques­tion de vie divine à dési­rer et à rece­voir.

Jean-Louis Choplin, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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