jeudi
25 mai 2017
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Edito

Un des prin­ci­paux thèmes du “Carême”, et qui retient le plus mon atten­tion, est celui de la conver­sion. Nous chré­tiens, avons sou­vent ten­dance à voir à tra­vers la conver­sion un effort per­son­nel qui se tra­duit d’une part, par le regret de la faute com­mise, le remords éprouvé, le désir de ne plus recom­men­cer, etc., et d’autre part, par la volonté de se faire par­don­ner par Dieu à tra­vers le sacre­ment du pardon. Aussi, Dieu serait-il passif pen­dant notre errance, notre déro­bade ! Il ne ferait rien d’autre qu’atten­dre tran­quille­ment le retour du péni­tent. Les textes de ce qua­trième diman­che de Carême, en l’occur­rence le pas­sage d’évangile appelé cou­ram­ment « la para­bole de l’enfant pro­di­gue », sont pour nous un ensei­gne­ment sur la misé­ri­corde de Dieu qui est à l’œuvre en amont de toute démar­che de réconci­lia­tion, de péni­tence, de pardon. En effet, lors­que le fils cadet a mani­festé le désir de se sous­traire à l’auto­rité pater­nelle pour deve­nir maître de sa vie, le père lui donne satis­fac­tion et le laisse partir. Mais plus tard, lorsqu’il revient com­plè­te­ment démuni, défi­guré, se confon­dant en excu­ses et com­men­çant à réci­ter son acte de contri­tion, le père affi­che une atti­tude et un com­por­te­ment stu­pé­fiants. L’évangéliste pré­cise : il « l’aper­çoit au loin », c’est-à-dire que le père s’impa­tiente de voir son fils reve­nir ; il est « saisi de pitié » ; il « court se jeter à son cou et le couvre de bai­sers ». Tout cela se passe avant que ce fils ingrat ne pro­nonce un seul mot de la for­mule de contri­tion qu’il a sans doute répé­tée plus d’une fois. Mais le père n’y prête pas atten­tion et décrète un grand festin, avec en point d’orgue la Joie de retrou­ver son fils.

L’aîné des fils, qui n’est jamais parti, se rend cou­pa­ble, lui, d’un juge­ment sévère vis-à-vis de son père, qui d’après lui, ne semble pas le récom­pen­ser de sa doci­lité et sa fidé­lité per­ma­nen­tes. Mais ce père va s’humi­lier, s’abais­ser pour se faire com­pren­dre. Il sup­plie son enfant en l’invi­tant à les rejoin­dre dans la fête et dans la joie.

Dieu est un Père plein de misé­ri­corde, lent à la colère. Il ne veut perdre aucun de ses enfants, Il ne veut jamais nous trai­ter en cou­pa­bles, nous fait remar­quer Saint Paul : « C’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconci­liait le monde avec lui ; il effa­çait pour tous les hommes le compte de leurs péchés... ». Finalement, notre conver­sion est l’œuvre de la misé­ri­corde et de l’amour gra­tuit et sans condi­tion de Dieu. Dans ce sens-là, se conver­tir, c’est savoir accueillir ces deux qua­li­tés pro­pres à Dieu. Et cela conduit à la Joie des Fêtes Pascales.

Père Cyprien Bombangui-Golemba

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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