mercredi
20 septembre 2017
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Edito

C’est une tra­di­tion pour l’Eglise Catholique romaine de médi­ter et célé­brer la figure du Bon Pasteur, le qua­trième diman­che de Pâques. Le thème du Bon Pasteur est inti­me­ment lié au mys­tère pascal. Déjà dans l’AT Dieu était perçu comme le « berger d’Israël » (cf. Ps 80, 2). L’évangéliste Matthieu pré­sente Jésus comme l’unique berger qui puisse ins­truire la foule qui lui fait pitié (Mt 9, 36). Dans l’opti­que de l’ini­tia­tion de ses dis­ci­ples, Jésus se défi­nit comme le Bon Berger, le Vrai Pasteur, capa­ble de donner sa vie pour ses brebis. Par ce pro­cédé, l’évangéliste Jean livre impli­ci­te­ment le mys­tère pascal. En fait, allu­sion est faite, à ce niveau, à la pas­sion, à la croix et à la mort de Jésus pour le peuple choisi. Lui, le Vrai Pasteur sait ins­truire, conduire et pro­té­ger son peuple, son trou­peau. Il n’aban­donne pas son trou­peau lors­que celui-ci est en danger.

En effet, Le Dieu Créateur est l’unique berger de l’huma­nité, créée à son image. A cause du péché, il y a eu des faux ber­gers. Dieu le Fils, en épousant la condi­tion humaine, vient déli­vrer l’huma­nité du mau­vais trai­te­ment et de l’aban­don des faux ber­gers. C’est pour­quoi, il ne recule pas devant le danger. Il se sacri­fie pour que ses brebis aient la vie. Aussi, est-il en même temps l’Agneau - celui qui est offert en sacri­fice pour le salut et la rédemp­tion du peuple de Dieu – et le Berger - celui qui soigne, nour­rit, conduit, ins­truit et défend ses brebis - (Ap. 7, 17)

Ainsi, celui qui a été initié peut connaî­tre et/ou reconnaî­tre la voix du Vrai Berger qui, dans l’absolu, connaît indi­vi­duel­le­ment toutes ses brebis. A l’initié aussi, il est confié la res­pon­sa­bi­lité de par­ti­ci­per à la charge et à la fonc­tion du Berger. L’exem­ple de Simon Pierre à la fin de l’Evangile du diman­che der­nier en est une illus­tra­tion. Enfin, le lec­teur initié, devant « Je Suis le Bon Berger », entend la forte réson­nance de « Je Suis » et peut faire le lien entre Dieu, le Berger d’Israël, et Jésus, le Berger de toute l’huma­nité. Il peut alors com­pren­dre pour­quoi le Vrai Berger ne peut pas accep­ter de perdre une seule de ses brebis, et pour­quoi il donne sa vie pour elles.

Père Cyprien

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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