mardi
28 mars 2017
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Edito

C’est dans le contexte de la Cène - du der­nier repas - que Jésus trans­met à ses dis­ci­ples le com­man­de­ment de l’amour, son « Testament spi­ri­tuel » : « comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres... ». Et avec l’Evangile de ce cin­quième diman­che de Pâques, les autres lec­tu­res nous mon­trent com­ment la résur­rec­tion de Jésus célé­brée il y a peu, inau­gure pour nous et pour toute l’huma­nité, une ère nou­velle, le temps de la « cité sainte », de la « Jérusalem nou­velle » (Ap. 21,2). Le mot « comme » a quan­tité de réson­nan­ces. Un amour « comme » l’Amour du Christ est celui qu’il offrait à celles et ceux qu’Il ren­contrait sur les che­mins et dans les vil­la­ges de Palestine (la péche­resse et l’homme riche, le pha­ri­sien et le publi­cain, l’esclave et le maître, le pos­sédé, le cen­tu­rion...) : un amour qu’aucune ingra­ti­tude ne décou­rage, qui a toutes les auda­ces au risque de sa répu­ta­tion, un amour qui porte une ten­dresse extrême à tout être du fait de son carac­tère sacré aux yeux de Dieu. Revenons au contexte de ce der­nier repas. Au moment où Judas sort dans la nuit, Jésus sait bien que le temps de sa Passion com­mence. Et c’est juste à ce moment-là qu’il déclare : « Maintenant, le Fils de l’homme est glo­ri­fié ! ». Le mot « gloire », selon le psaume de ce jour, dit à la fois la gran­deur, le poids, le rayon­ne­ment et la pré­sence de Dieu. Or, si le temps de la Passion et de la souf­france com­mence avec le départ de Judas, c’est également le temps de la glo­ri­fi­ca­tion de Jésus, c’est-à-dire le temps de la révé­la­tion, de la gloire de Dieu Père en Jésus par sa vic­toire sur la mort suivie de sa résur­rec­tion. Le Fils de Dieu, « Fils de l’Homme » ainsi glo­ri­fié et qui « réca­pi­tule » en lui l’ensem­ble de l’huma­nité, va intro­duire du même coup cette huma­nité dans la gloire de Dieu et offrir ainsi à chaque homme un « à venir » de Salut en Dieu pour la Vie éternelle : « C’est parce qu’ils sont désor­mais intro­duits dans la gloire de Dieu que les dis­ci­ples de Jésus-Christ peu­vent vivre leur vie sous le signe de l’amour… puis­que Dieu est Amour et que désor­mais sa pré­sence rayonne à tra­vers eux. » (L’intel­li­gence des Ecritures, M.-N. Thabut). Si en Jésus-Christ, tout homme est perçu comme frère à aimer, pen­sons en pre­mier à notre pro­chain le plus proche, en ayant sur lui le regard même de Jésus, ce pro­chain que nous avons le devoir d’accom­pa­gner, de faire vivre, de pro­té­ger et de rendre heu­reux… gra­tui­te­ment, en renon­çant à toute domi­na­tion, et aussi au risque d’être trahi, au risque de la souf­france, de la vio­lence… au risque d’avoir à donner sa vie… La gloire de Dieu, c’est d’aimer l’huma­nité, de vivre avec elle une Alliance éternelle selon un dia­lo­gue d’amour per­ma­nent et, à terme, édifier la « Jérusalem nou­velle » de l’Apocalypse. Nous par­ti­ci­pons à la gloire de Dieu en nous impli­quant en toute cir­cons­tance et en vérité - nour­ris de l’Eucharistie - dans l’expres­sion de cet amour donné, livré, dont Jésus nous « a aimés » et nous aime. Amour, signe de ral­lie­ment pour les chré­tiens, pour les cher­cheurs de Dieu, pour tous les hommes de bonne volonté, c’est-à-dire ouverts à l’Amour de Dieu.

Jean Amouriaux, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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