dimanche
23 juillet 2017
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Edito

Jeudi pro­chain, célé­bra­tion de l’Ascension, les textes de la Parole de Dieu peu­vent donner l’impres­sion d’un départ, d’une sépa­ra­tion défi­ni­tive ; on peut être tenté de dire : une page est tour­née ; on peut être tenté de penser à Jésus au passé.

Il a pour­tant dit : « Je ne vous lais­se­rai pas orphe­lins », et aussi : « si vous m’aimiez, vous vous réjoui­riez de ce que je vais au Père. » C’est qu’en réa­lité l’Ascension cons­ti­tue un tour­nant déci­sif : elle est le point final d’une rela­tion à Jésus encore toute exté­rieure, mais elle inau­gure une rela­tion de foi, toute nou­velle ; en ce sens, l’Ascension n’est pas le départ du Christ, mais seu­le­ment sa dis­pa­ri­tion sen­si­ble ; Benoît XVI, dans son deuxième tome sur Jésus (page 321), écrit : « Maintenant Il (le Christ Jésus) ne se trouve plus dans un lieu par­ti­cu­lier du monde comme avant l’Ascension ; main­te­nant, dans son pou­voir qui dépasse tout spa­tia­lité, Il est pré­sent à côté de tous ». Bien plus, Il est en nous : sa pré­sence est au plus pro­fond de nous-mêmes, « Il est plus moi que moi-même » (saint Augustin).

Pendant les pre­miers siè­cles chré­tiens, c’est le Christ de l’Ascension qui est la clé de voûte des églises ; l’ico­no­gra­phie, en Orient comme en Occident, pré­sente le déploie­ment du mys­tère de l’Ascension aux dimen­sions du monde : le Christ, le Seigneur de l’uni­vers, le « Pantocrator », est « la pierre d’angle qu’avaient reje­tée les bâtis­seurs » ; élevé sur la Croix, Il est en réa­lité élevé auprès du Père, avec qui Il devient, dans son huma­nité vivi­fiante, source de vie.

Ainsi, par son Ascension, le Christ, loin de dis­pa­raî­tre, emplit l’uni­vers de sa pré­sence. Dans son grand livre « Contre les héré­sies », saint Irénée a magni­fi­que­ment évoqué ce mys­tère de l’Ascension, avec des mots tout sim­ples : « Le Christ est des­cendu dans les pro­fon­deurs de la terre pour y cher­cher la brebis perdue, c’est-à-dire son propre ouvrage par lui modelé, et Il est remonté ensuite dans les hau­teurs pour offrir et remet­tre à son Père l’homme ainsi retrouvé, effec­tuant en lui-même les pré­mi­ces de la résur­rec­tion de l’homme. »

N’oublions pas que le temps qui s’écoule entre l’Ascension et le jour où le Christ a pro­phé­tisé qu’Il revien­drait, ce temps-là est remis entre nos mains, est confié à notre cou­rage : évangéliser le monde, tel est le com­man­de­ment ultime du Christ ; or, évangéliser, c’est d’abord, là où l’on vit, là où l’on tra­vaille, témoi­gner du Christ vivant à jamais, chacun selon sa voca­tion propre.

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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