mercredi
23 août 2017
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Edito

Les ver­sets 21-23 du cha­pi­tre 17 de l’Evangile selon St Jean sont cités une ving­taine de fois dans les Œuvres com­plè­tes de Saint Jean Eudes. En les médi­tant, nous com­pre­nons un peu quelle trans­for­ma­tion nous apporte le bap­tême, quels hori­zons nous ouvre le culte litur­gi­que des Cœurs de Jésus et de Marie, en un mot, ce qu’est la vie chré­tienne :

« Par un excès inconce­va­ble d’amour, le Fils de Dieu a voulu nous faire entrer dans une société mer­veilleuse avec lui et avec son Père… Or, c’est par le contrat que nous avons fait avec Dieu en notre Baptême que nous sommes entrés dans cette sainte Alliance… Alliance si admi­ra­ble qu’elle mérite d’être com­pa­rée par le Fils de Dieu même avec l’unité qui est entre lui et son Père éternel, selon ces paro­les qu’il lui adresse, lui par­lant de tous ses véri­ta­bles mem­bres : «  Je te demande pour eux, Père, que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous… Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un, comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit par­faite.  » De sorte que l’unité du Père et du Fils est l’exem­plaire et le modèle de l’union que vous avez avec Dieu par le Baptême ; et cette même union est l’image vive de cette ado­ra­ble unité. » (O.C. II, p. 211).

Cette unité des véri­ta­bles mem­bres du Corps Mystique avec Dieu et entre eux, est expri­mée tout par­ti­cu­liè­re­ment dans le culte litur­gi­que des Cœurs de Jésus et de Marie.

Unis à Jésus, les véri­ta­bles mem­bres n’auront entre eux et avec lui qu’un cœur, et ainsi ils arri­ve­ront à l’union par­faite avec Dieu lui-même : «  moi en eux, et toi en moi.  » Cette union par­faite des chré­tiens entre eux et avec Jésus-Christ trouve un modèle dans l’union du Cœur de Marie à celui de Jésus : « Ô Cœur tout aima­ble et tout amour de mon Sauveur, soyez le Cœur de mon cœur, l’âme de mon âme, l’esprit de mon esprit, la vie de ma vie, et l’unique prin­cipe de toutes mes pen­sées, paro­les et actions. » (O.C. VIII, p. 323).

La vie chré­tienne est la conti­nua­tion des « mys­tè­res » de Jésus. Ces mys­tè­res ne sont pas seu­le­ment des faits his­to­ri­ques passés, ils sont aussi les sour­ces actuel­les de notre sanc­ti­fi­ca­tion. Dans la contem­pla­tion de ces mys­tè­res, en rece­vant à chaque fête la grâce qui lui est propre, le chré­tien s’iden­ti­fie peu à peu au Christ en vivant de sa vie. On décou­vre ici toute l’impor­tance de la vie litur­gi­que. La litur­gie est puis­sance de trans­for­ma­tion.

Père René-Jacques Traonouïl

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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