lundi
29 mai 2017
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Edito

La litur­gie de ce 11è diman­che nous met en pré­sence de deux grands pécheurs. L’un, David, aux temps bibli­ques, abu­sant de son pou­voir royal au point de croire qu’il peut dis­po­ser de tout et de la vie des autres, selon sa convoi­tise. L’autre, une péche­resse publi­que. Elle a appris que Jésus de Nazareth dont elle a entendu beau­coup de bien, se trou­vait invité à la table d’un pha­ri­sien ; elle est entrée dans la maison, en plein repas… Ces deux per­son­na­ges se trou­vent confron­tés à Dieu : David, par la média­tion du pro­phète Nathan, la péche­resse face à Jésus en per­sonne. Dans ces deux situa­tions, la ren­contre de Dieu pro­vo­que un chan­ge­ment radi­cal dans leur cons­cience et dans leur cœur ; un regard nou­veau porté sur leurs péchés, à partir d’un cri­tère, lui aussi nou­veau : l’Amour divin. David, remis en face des lar­ges­ses et ten­dres­ses de Dieu est ainsi amené à reconnaî­tre son péché. Son repen­tir lui vaut le pardon du Seigneur et la vie. La péche­resse, quant à elle, saisie d’une effu­sion d’amour, de foi et d’espé­rance, vient de décou­vrir le véri­ta­ble amour en Jésus qui lui parle avec res­pect, qui la met en valeur en sou­li­gnant ce qu’elle vient de faire et ce qu’elle a pu souf­frir aupa­ra­vant : « Tes péchés sont par­don­nés, ta foi t’a sauvée, va en paix ! ». Ainsi, nous voyons que :

  • la foi est réponse à l’Amour de Dieu. Notre amour est aussi consécutif au pardon sans condition que le Seigneur accorde à tous ceux et celles qui vont à sa rencontre du fond du cœur ; plus on est pardonné, plus on est porté à aimer.
  • Dieu donne toujours une nouvelle chance de vivre, comme à quelqu’un qui a failli mourir et qui retrouve une soif plus grande de vivre.
  • Dieu n’est pas celui qui juge - et il nous demande d’avoir la même attitude - mais Il est celui qui remet les dettes, et plus le péché est grand, plus grande est la dette remise. Comme David et la pécheresse, nous sommes tous pécheurs. Alors, pour nous libérer de nos péchés, faisons ce que David et la pécheresse ont fait : nous reconnaître coupables devant le Seigneur, regretter et avouer notre péché d’un cœur sincère, reconnaître que Dieu seul peut nous délivrer, et lui faire confiance : croire que l’Amour et la Miséricorde du Seigneur sont plus grands et plus puissants que notre péché ; douter de la Miséricorde divine serait la plus grande erreur et le plus grand péché que nous pourrions commettre. Disons et agissons comme le psalmiste : « Je t’ai fait connaître ma faute, mon Dieu, je n’ai pas caché mes torts. Je te rends grâce en confessant mes péchés. » Et alors, comme lui, nous retrouverons la joie d’une conscience en paix et donc libérée avec Dieu : « Heureux l’homme dont la faute est enlevée et le péché pardonné ! ». Ce pardon, il ne tient qu’à nous de l’obtenir en nous laissant aimer et réconcilier par Dieu tout Amour.

Jean Amouriaux, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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