samedi
18 novembre 2017
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Edito

Lundi 24 juin, l’Eglise fête la Nativité de Saint Jean-Baptiste : pré­cé­dant de six mois la Naissance de Jésus, c’est la Noël d’été ; chaque année, nous la célé­brons dans la joie qui lui est propre : l’ange avait annoncé à Zacharie « beau­coup se réjoui­ront de sa nais­sance. »

Cependant, pein­tres et sculp­teurs nous mon­trent le Précurseur sous les traits d’un homme très aus­tère, décharné ; il étend le bras pour dési­gner « Celui qui vient » : tous ces artis­tes ren­dent bien compte de la réa­lité. Investi par l’Esprit dès le sein de sa mère, Jean-Baptiste n’a pas d’autre voca­tion que de « rendre témoi­gnage à la Lumière » et d’amener ses contem­po­rains à croire au Christ (Jean 1,7). Les feux de la Saint Jean sont sans doute une sur­vi­vance de fêtes païen­nes du sol­stice d’été, mais il faut reconnaî­tre qu’ils sont par­fai­te­ment accor­dés à cette fête chré­tienne où tout nous parle de lumière.

Jean-Baptiste est un pro­phète redou­ta­ble, plein du sens de la gran­deur de Dieu et de ses exi­gen­ces ; il ne cesse de répé­ter qu’il est urgent de se conver­tir : « La hache est déjà près de la racine de l’arbre. » Sa voca­tion est de réveiller l’espé­rance du peuple, et quand il voit les foules le quit­ter pour aller à Jésus, il est comblé : « Celui qui a l’épouse est l’époux ; l’ami de l’époux se tient là, il écoute, et la voix de l’époux le comble de joie. » Sa mis­sion est si haute qu’elle le situe à la pointe de l’espé­rance mes­sia­ni­que ; il rem­plit cette mis­sion avec tant de fidé­lité que Jésus Lui-même déclare : « Parmi ceux qui sont nés d’une femme, aucun n’est plus grand que Jean-Baptiste. »

En célé­brant la Nativité du Précurseur, nous sommes invi­tés à reconnaî­tre nous aussi le Christ, Soleil levant qui vient nous visi­ter, et à nous donner à son ser­vice avec l’ardeur et le désin­té­res­se­ment de celui dont Jésus a dit : « Jean était une lampe qui brûle et qui luit. »

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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