La Journée du Pardon a lieu chaque année, un mercredi avant la semaine sainte, à l’église du Saint-Esprit, pour tout le doyenné Picpus-Bercy. L’église est ouverte toute la journée, de 08h00 à 21h00. L’espace de l’église est aménagé pour nous permettre de lire, méditer, réfléchir, savourer la Parole de Dieu…et nous laisser interroger par elle. Pour nous aider à entrer dans la démarche de réconciliation, plusieurs temps communautaires, très courts, nous sont proposés à différentes heures de la journée à l’autel de la Vierge, derrière le grand autel. Les enfants du catéchisme et les jeunes des aumôneries sont accueillis pour des temps particuliers, préparés pour eux.
Pourquoi célébrer le sacrement de réconciliation ?
ïƒ Je suis aimé par Quelqu’un, Dieu notre Père, qui est attentif à tout ce que je peux vivre et qui m’aime comme je suis. ïƒ Il peut m’aider dès aujourd’hui à faire que ma vie soit plus belle et au service des autres. ïƒ C’est notre FOI : « Je crois au pardon des péchés », qui m’est donné par le prêtre au nom du Christ.
En me préparant à ce sacrement :
ïƒ Je réponds à l’invitation du Seigneur qui m’attend pour me donner son pardon. ïƒ Je reconnais ce qui, aujourd’hui, me met mal à l’aise dans ma réponse à l’amour de Dieu pour moi. Je repère là où j’ai du mal à aimer vraiment le Seigneur, les autres et moi-même.
Comment faire ?
Je rencontre un prêtre qui m’accueille. Je peux me présenter et lui dire ce qui fait l’essentiel de ma vie en ce moment. Je lui exprime mon désir et, dans un dialogue avec lui, je vis cette démarche avec foi et confiance en l’amour miséricordieux de Dieu, révélé par le Christ.
Je dis mon péché. La Parole de Dieu m’éclaire sur mon péché. Je peux demander l’aide du prêtre.
Je demande pardon en disant l’acte de contrition. Soit : « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé, parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable et que le péché te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce, de ne plus t’offenser et de faire pénitence. »
Ou bien : « Mon Dieu, j’ai péché contre toi et mes frères, mais près de toi se trouve le pardon. Accueille mon retour et donne-moi la force de vivre selon ton amour. »
J’accueille dans l’action de grâce et la paix le pardon de Dieu. Le prêtre prononce la parole sacramentelle du pardon ou « absolution » :
« Que Dieu, notre Père, vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Église, qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, je vous pardonne tous vos péchés. »
J’accueille ce pardon en disant avec foi et confiance : « AMEN. »
Journée du pardon Recevez en héritage le Royaume préparé pour vous" Evangile selon St Matthieu (25, 31-46)
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ″Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !″
Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison...
CONFESSER AUSSI les merveilles de Dieu « Une immersion baptismale dans la puissance de l’Esprit »
« Je suis passé de la confession à un dialogue pénitentiel, avec un frère qui représente l’Eglise, donc un prêtre, en qui je vois un représentant direct de Dieu ; un dialogue fait en priant ensemble […] ; je me présente tel que je suis, devant l’Eglise et devant Dieu. Ce dialogue comporte deux parties : la première, que j’appelle « confessio laudis » (‘je confesse la louange de Dieu miséricordieux’). S’il est chaque fois pénible et si difficile de dire mes péchés, pourquoi ne pas commencer par les bonnes actions ? Remercier Dieu de ce que je suis, de son don, sous forme de dialogue, de prière de louange ; reconnaître ce qui maintenant, devant Dieu, me donne de la joie. Il est important que ces choses émergent devant le Seigneur : la reconnaissance de sa bonté pour nous, de sa puissance, de sa miséricorde.
Cela fait, on peut passer à une « confessio vitae » (‘je confesse les misères de ma vie’) : plus qu’une recherche et une énumération de péchés formels, c’est dire devant Dieu […] ce que je voudrais faire disparaître. Souvent, ce sont des attitudes, des façons d’être, plus que des péchés formels. Il ne s’agit vraiment pas de mettre sur la table trois ou quatre péchés, […] mais il s’agit d’une immersion baptismale dans la puissance de l’Esprit : Seigneur, purifie-moi, éclaire-moi, illumine-moi. Je vais me confesser non pour sentir des choses intéressantes, ou pour voir quel conseil on me donne, mais parce que c’est moi qui dois me soumettre à la puissance de Dieu et cela me suffit, me donne joie et paix. »
Cardinal Carlo Maria MARTINI, sj. Archevêque de Milan (Italie) Extrait de : Vie Chrétienne Juillet-Août 2008


