vendredi
10 septembre 2010
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Les vocations

« Dieu a un projet pour toi. Il aime tous les hommes et toi en particulier. Veux-tu suivre Jésus et t’engager à l’aimer comme il t’aime là où il t’attend ? Veux-tu aimer et faire croître cet amour auprès des hommes, de tout homme, pour un monde plus fraternel, plus juste, rempli de paix et de joie ? Cela…le veux-tu ? »

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Ordinations de Romain, Bernard et Olivier, eudistes
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Ordination presbytérale de Bernard

Seras-tu ?

PRÊTRE, Serviteur de la com­mu­nauté ? MOINE, MONIALE, Serviteur de la prière au cÅ“ur du monde ? RELIGIEUX (SE), Témoin de Dieu parmi les hommes ? PÈRE, MÈRE, Engagé dans la cons­truc­tion de la famille ? DIACRE, Serviteur de la cha­rité ?

Le dio­cèse de Paris et ceux de l’Ile de France te pro­pose leur aide. Ils sont pré­sents afin que tu ne sois pas seul, que tu puis­ses poser tes ques­tions et gran­dir avec ce que Dieu veut pour toi : mavo­ca­tion.org Et sur notre paroisse, tous les prê­tres (en par­ti­cu­lier le curé, le Père Gilles Rousselet), les reli­gieu­ses, Jean Amouriaux (diacre), nos sémi­na­ris­tes sont à ta dis­po­si­tion. N’hésite pas à les ren­contrer. Ils te diront qu’ils sont heu­reux !
Ça vaut le coup de dire OUI !

Témoignage du Père Bernard Héraut, alors séminariste, au travers des questions des jeunes de l’aumônerie ...

- Quel âge as-tu ?
j’ai 41 ans.

- Qu’est-ce qui t’a attiré autant dans la reli­gion pour que tu aies envie de deve­nir prêtre ?
Pouvoir par­ta­ger la Bible avec les autres.

- As-tu tou­jours voulu être prêtre ?
Non, j’ai été conduc­teur de train. Ce métier me pas­sion­nait.

- A quel âge as-tu res­senti le 1er appel ? As-tu répondu tout de suite ?
A 12 ans, j’ai fait un voyage à Lourdes, lieu qui compte beau­coup pour moi. J’ai décou­vert l’Eglise dans sa diver­sité, l’accom­pa­gne­ment des mala­des. Plus tard, j’ai fait l’expé­rience per­son­nel­le­ment en accom­pa­gnant une malade, ce qui a été la source d’une grande joie.

- Comment tes parents ont-ils réagi à l’annonce de ta déci­sion ?
Ils ont été étonnés, ils ne com­pre­naient pas, même s’ils sont catho­li­ques pra­ti­quants. Pourquoi vou­lais-je chan­ger de vie à 37 ans, moi qui avais un métier que j’aimais ? Mais ils m’ont fait confiance ; il a été néces­saire que je les accom­pa­gne pour qu’ils accep­tent plei­ne­ment ma déci­sion. Souvent les parents ont une réac­tion néga­tive à l’annonce le la voca­tion de leur enfant car cela signi­fie qu’ils n’auront pas de petits-enfants.

- Penses-tu que le par­cours va être dif­fi­cile ?
Oui car les études sont lon­gues (6 ans) et à mon âge les capa­ci­tés ne sont plus les mêmes qu’à 20 ans, mais j’aime ce que je fais.

- Comment ont réagi tes frère et soeurs ?
Ils n’ont pas eu de réac­tion par­ti­cu­lière. Ils ne com­pren­nent pas vrai­ment ce qu’est la prê­trise.

- Tes col­lè­gues de tra­vail ?
Tous, sauf un, ont très bien accepté mon choix. Ils étaient inté­res­sés par ma joie de vivre et content que je vive en accord avec ce en quoi je crois.
Regrettes-tu ton tra­vail ?
Oui, mais il y a for­cé­ment des renon­ce­ments quand on décide d’être prêtre.

- As-tu confiance en Dieu ?
Oui. Certains jours, j’ai des moments de doute, je crains de ne pas res­sen­tir sa pré­sence. J’essaie de lui être fidèle. Il nous dit tel­le­ment dans la Bible sa fidé­lité envers son peuple.

- As-tu eu envie d’être moine ?
Non.

- Depuis com­bien de temps es-tu sémi­na­riste ?
4 ans. Au bout de 3 ans, il y a l’admis­sion qui est l’accueil offi­ciel par l’évêque du « can­di­dat » à la prê­trise ; la 4ème année est mar­quée par le Lectorat et l’Accolytat qui nous ouvrent le ser­vice de la Parole et de la table ; en 5ème année, le sémi­na­riste est ordonné Diacre et en 6ème année, il reçoit l’ordi­na­tion pres­by­té­rale.

- Quand tu seras ordonné prêtre, sais-tu dans quelle paroisse tu iras ?
Non, abso­lu­ment pas. J’aime­rais me mettre au ser­vice des mala­des ou des pri­son­niers et bien sûr aider à rani­mer la foi des chré­tiens. Depuis mon entrée au sémi­naire, j’ai pris cons­cience du sens de mon bap­tême !

- Comment as-tu pris la déci­sion d’entrer au sémi­naire ?
Un prêtre m’a aidé à voir clair en moi.
Aurais-tu voulu avoir une femme et fonder une famille ?
Oui, je rêvais d’une maison à la cam­pa­gne avec un grand jardin où j’aurais regardé mes enfants jouer.

- Arrêterais-tu d’être prêtre pour fonder une famille ?
Non, car mon choix est fait mais oui avant d’entrer au sémi­naire.
Pries-tu et quand ?
Tous les jours, indi­vi­duel­le­ment et en commun. J’aime ce cÅ“ur à cÅ“ur avec Jésus et en commun avec les autres chré­tiens grâce au livre de la litur­gie des heures.

- Pourquoi as-tu choisi la com­mu­nauté eudiste ?
Il y avait une paroisse eudiste, là où je vivais, et la façon de vivre des prê­tres m’a inté­ressé.

- Et le mal, qu’en penses-tu ?
Je tra­vaille actuel­le­ment sur le péché. Il n’y pas de réponse concer­nant le mal. La seule atti­tude que nous pou­vons adop­ter est d’être à côté de celui qui souf­fre.

- Penses-tu que ta vie sera dif­fi­cile quand tu sera prêtre ?
Oui d’un point de vue emploi du temps car il est frus­trant de ne pas pou­voir répon­dre à tous. Mais je suis enthou­siaste à l’idée de faire connaî­tre la Bible.


La commission pastorale des vocations de la paroisse cherche comment développer une véritable culture de l’appel, pour que chacun découvre la joie de répondre aux invitations du Seigneur à le servir.
Pour en savoir plus sur :
• Le clocher
Pour en savoir plus sur :
Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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