Seras-tu ?
PRÊTRE, Serviteur de la communauté ? MOINE, MONIALE, Serviteur de la prière au cœur du monde ? RELIGIEUX (SE), Témoin de Dieu parmi les hommes ? PÈRE, MÈRE, Engagé dans la construction de la famille ? DIACRE, Serviteur de la charité ?
Le diocèse de Paris et ceux de l’Ile de France te propose leur aide. Ils sont présents afin que tu ne sois pas seul, que tu puisses poser tes questions et grandir avec ce que Dieu veut pour toi : mavocation.org
Et sur notre paroisse, tous les prêtres (en particulier le curé, le Père Gilles Rousselet), les religieuses, Jean Amouriaux (diacre), nos séminaristes sont à ta disposition. N’hésite pas à les rencontrer. Ils te diront qu’ils sont heureux !
Ça vaut le coup de dire OUI !
Quel âge as-tu ?
j’ai 41 ans.
Qu’est-ce qui t’a attiré autant dans la religion pour que tu aies envie de devenir prêtre ?
Pouvoir partager la Bible avec les autres.
As-tu toujours voulu être prêtre ?
Non, j’ai été conducteur de train. Ce métier me passionnait.
A quel âge as-tu ressenti le 1er appel ? As-tu répondu tout de suite ?
A 12 ans, j’ai fait un voyage à Lourdes, lieu qui compte beaucoup pour moi. J’ai découvert l’Eglise dans sa diversité, l’accompagnement des malades. Plus tard, j’ai fait l’expérience personnellement en accompagnant une malade, ce qui a été la source d’une grande joie.
Comment tes parents ont-ils réagi à l’annonce de ta décision ?
Ils ont été étonnés, ils ne comprenaient pas, même s’ils sont catholiques pratiquants. Pourquoi voulais-je changer de vie à 37 ans, moi qui avais un métier que j’aimais ? Mais ils m’ont fait confiance ; il a été nécessaire que je les accompagne pour qu’ils acceptent pleinement ma décision. Souvent les parents ont une réaction négative à l’annonce le la vocation de leur enfant car cela signifie qu’ils n’auront pas de petits-enfants.
Penses-tu que le parcours va être difficile ?
Oui car les études sont longues (6 ans) et à mon âge les capacités ne sont plus les mêmes qu’à 20 ans, mais j’aime ce que je fais.
Comment ont réagi tes frère et soeurs ?
Ils n’ont pas eu de réaction particulière. Ils ne comprennent pas vraiment ce qu’est la prêtrise.
Tes collègues de travail ?
Tous, sauf un, ont très bien accepté mon choix. Ils étaient intéressés par ma joie de vivre et content que je vive en accord avec ce en quoi je crois.
Regrettes-tu ton travail ?
Oui, mais il y a forcément des renoncements quand on décide d’être prêtre.
As-tu confiance en Dieu ?
Oui. Certains jours, j’ai des moments de doute, je crains de ne pas ressentir sa présence. J’essaie de lui être fidèle. Il nous dit tellement dans la Bible sa fidélité envers son peuple.
As-tu eu envie d’être moine ?
Non.
Depuis combien de temps es-tu séminariste ?
4 ans. Au bout de 3 ans, il y a l’admission qui est l’accueil officiel par l’évêque du « candidat » à la prêtrise ; la 4ème année est marquée par le Lectorat et l’Accolytat qui nous ouvrent le service de la Parole et de la table ; en 5ème année, le séminariste est ordonné Diacre et en 6ème année, il reçoit l’ordination presbytérale.
Quand tu seras ordonné prêtre, sais-tu dans quelle paroisse tu iras ?
Non, absolument pas. J’aimerais me mettre au service des malades ou des prisonniers et bien sûr aider à ranimer la foi des chrétiens. Depuis mon entrée au séminaire, j’ai pris conscience du sens de mon baptême !
Comment as-tu pris la décision d’entrer au séminaire ?
Un prêtre m’a aidé à voir clair en moi.
Aurais-tu voulu avoir une femme et fonder une famille ?
Oui, je rêvais d’une maison à la campagne avec un grand jardin où j’aurais regardé mes enfants jouer.
Arrêterais-tu d’être prêtre pour fonder une famille ?
Non, car mon choix est fait mais oui avant d’entrer au séminaire.
Pries-tu et quand ?
Tous les jours, individuellement et en commun. J’aime ce cÅ“ur à cÅ“ur avec Jésus et en commun avec les autres chrétiens grâce au livre de la liturgie des heures.
Pourquoi as-tu choisi la communauté eudiste ?
Il y avait une paroisse eudiste, là où je vivais, et la façon de vivre des prêtres m’a intéressé.
Et le mal, qu’en penses-tu ?
Je travaille actuellement sur le péché. Il n’y pas de réponse concernant le mal. La seule attitude que nous pouvons adopter est d’être à côté de celui qui souffre.
Penses-tu que ta vie sera difficile quand tu sera prêtre ?
Oui d’un point de vue emploi du temps car il est frustrant de ne pas pouvoir répondre à tous. Mais je suis enthousiaste à l’idée de faire connaître la Bible.
La commission pastorale des vocations de la paroisse cherche comment développer une véritable culture de l’appel, pour que chacun découvre la joie de répondre aux invitations du Seigneur à le servir.


